3ème édition de la MAIDA : De la danse contemporaine au brassage culturel

  • 0
  • 34 views

Le public fidèle de l’Institut Français de Cotonou a été témoin du lancement officiel de la 3ème édition de la Marche Internationale vers la Danse (MAIDA). Creuset de célébration de la danse dite contemporaine, cette rencontre à la quelle ont répondu des artistes danseurs togolais, burkinabe, italien et béninois, reste une tribune de brassage culturel que le représentant du ministre de la culture, à l’occasion, a souhaité voir renforcer.

Un homme, teinté bronzé, physiquement bien bâti, envahit le théâtre de verdure de l’Institut Français de Cotonou, ce lundi 16 Décembre 2013. Il sonnait 18h 36 minutes. La lumière rouge vive de la régie qui éclairait la scène laissait entrevoir tous ses coins et recoins. L’homme, Richard ADOSSOU, dans son pantalon bleu jean taillé sur mesure, assis sur un tabouret, le regard lucide pointé vers l’horizon, attendait un signal. Une jeune dame, environ 1m75, monte les escaliers, se positionne dans un angle de la scène, micro en main, entonne une chanson. Elle, c’est l’artiste Awoulath. Envahi par la musique, Richard, l’un de ces professionnels de la danse contemporaine au Bénin, se lance. Concentré, il dessine sur la scène plusieurs tableaux, mouvements de bras et de jambes s’enchaînent, montrant l’esthétique de son corps d’athlète. Il saute, redescend en équilibre sur ses pieds, tente d’autres gestes d’acrobate, le tout cadencé. Il s’agit là de la danse contemporaine qui tranche avec les autres types de danse, mêmes si elles contribuent toutes à la beauté et la richesse des expressions de danse. Ce tableau qui annonce l’événement, la 3ème édition, inspire Karl LEGBA, président de l’association Rich’Culture, initiatrice de la rencontre. A en croire ses propos, cette trouvaille culturelle est d’une importance capitale en cela qu’elle contribue à former les jeunes pouces à la danse contemporaine, vue qu’une école spécialisée n’existe pas encore au Bénin. Le lauréat de plusieurs prix, Richard ADOSSOU, essoufflé et dégoulinant de sueurs, s’engage à aller au bout de son rêve, celui de constituer un vivier de personnes et de jeunes professionnels capables d’exceller dans cette forme de danse qui suscite assez d’intérêt. Pour y parvenir, il est prévu au titre de cette édition une série d’activités composées, entre autres, de stages de formation en danse, créations de spectacles, spectacles de danse contemporaine et traditionnelle, performance en danse contemporaine… Pour le représentant du ministre de la culture, Marcel Zounon, directeur de l’Ensemble Artistique National, le Bénin doit aller à la rencontre d’autres expressions de danse. « Les nouvelles techniques en matière de danse contemporaine aujourd’hui nous obligent à nous ouvrir à ce qui se fait de bon dans d’autres pays. Toutefois, nous devrons préserver les danses rituelles béninoises qui ont de profondes significations pour notre culture », a-t-il indiqué. Alladé Koffi Adolphe, président de la Fédération nationale des associations de danse du Bénin, a martelé que les danseurs béninois ont du génie, mais manquent de technicité. D’où l’intérêt de la rencontre MAIDA. Pour cette 3ème édition qui a pris fin, samedi dernier, des compagnies de danse du Togo, du Burkina-Faso, de l’Italie et du Bénin ont répondu à l’appel de la danse contemporaine. Un spectacle de restitution a eu lieu le mercredi 18 Décembre à l’IFC.

Serge-David ZOUEME

Une pause pour saluer Sinsin !
Prev Post Une pause pour saluer Sinsin !
Décès de Nelson Mandela : Ifa  Stratégy  et  Artisttik Africa honorent la mémoire de Madiba
Next Post Décès de Nelson Mandela : Ifa Stratégy et Artisttik Africa honorent la mémoire de Madiba

Leave a Comment:

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *