A cœur ouvert avec Virgile AHOUANSE : Le journalisme, un métier débordant de passions

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Vocation-formation-passion, trois qualités essentielles qui encadrent l’exercice de la profession du journalisme à laquelle ‘’Choisis ton métier’’ consacre ses colonnes. Rendu célèbre par l’émission «Cartes sur tables» qu’il anime tous les dimanches matins entre 9h et 10h30 sur Océan Fm, Virgile AHOUANSE, journaliste et étudiant en fin de cycle en journalisme à l’Ecole Nationale d’Administration et de Magistrature (ENAM) nous renseigne sur les astuces, les secrets professionnels et le parcours qui conduit au métier de journaliste. C’est à travers cet entretien qu’il a bien voulu nous accorder.

Educ’Action : Comment définir selon vous le journalisme ?

Virgile AHOUANSE : Le journalisme, c’est ce métier qui consiste à collecter l’information, à la traiter, à lui donner une forme et à enfin la mettre à la disposition du public. C’est ce métier qui consiste à traiter l’information pour faire court via un média, via la presse pare qu’il y a d’autres corps de métiers qui recueillent l’information aussi, qui la traitent mais s’en servent autrement. Mais pour le journalisme que nous exerçons qui est une dérivée des sciences de l’information et de la communication, il s’agira d’informer le public via les mass médias.

Qui peut être appelé journaliste ?

Un journaliste si je dois m’en tenir au canevas tel que c’est tracé ici au Bénin, c’est d’abord quelqu’un qui a été à l’école de journalisme, qui a été formé, qui a reçu le diplôme de journalisme mais c’est également quelqu’un qui a été à l’université par exemple, qui a fait une autre branche de formation mais qui est revenu dans une rédaction, a reçu la formation sur le tas et qui exerce le métier tel que je l’avais défini tantôt. Ce sont ces deux catégories de personnes qu’on peut appeler journalistes ; celui-là qui, dans une rédaction traite l’information et la sert en retour au public.

Comment devenir journaliste ?

Pour devenir journaliste, il faut d’abord aller régulièrement à l’école comme tout autre et après le Bac pour le minimum, s’orienter vers une école de journalisme puisque des écoles de journalisme, il y en a quand même assez désormais au Bénin, donc allez dans une école publique ou une école privée car depuis 2009-2010, il y a également une école de journalisme au Bénin, notamment à l’école nationale d’administration et de magistrature (ENAM) ou alors allez dans l’une des nombreuses écoles privées qu’on a au Bénin également CAFPJ,HECM, ISMA, ESAE pour ne citer que celles-là. Il y en a bien d’autres… La liste n’est donc pas fermée sur celles dont les noms me sont revenus spontanément.

Combien coûte en moyenne une formation en journalisme ?

Pour le cas que je connais si bien, le cas de l’Ecole Nationale d’Administration et de Magistrature (ENAM) puisque j’ai inversé mon parcours moi pour ce qui concerne mon expérience personnelle, j’ai d’abord commencé le journalisme sur le tas avant d’avoir eu l’opportunité d’aller à l’école et disons que je suis en fin de formation actuellement. Pour le cas des professionnels, ceux que nous appelons ainsi, c’est ceux qui ont commencé par exercer et qui ont passé le concours du ministère de la communication qui sommes allés à l’école, pour notre cas, on n’a pas payé. C’est l’Etat qui a pris en charge le coût de notre formation. Ceux-là, les bacheliers qui ont obtenu une bourse, eux non plus ils n’ont pas payé. Il y a plusieurs catégories. Il y a ceux qui ont obtenu une demi-bourse. Il y a une situation où on paie deux cents (200) mille francs CFA. Mais ceux qui n’ont rien, qui ont la capacité, qui ont la volonté de faire du journalisme, à l’ENAM, je crois que cela revient à quatre cent vingt cinq mille (425.000) francs CFA l’année. Donc au bout de la formation, cela fait environ un million et demi. Un million et demi pour les trois (03) ans de formation, je trouve que ce n’est pas cher. C’est sûrement même l’un des coûts les plus bas qu’on puisse trouver sur le marché. Après, j’ai une idée du coût de l’ISMA si je ne me trompe, ça doit avoisiner sept cent mille (700.000) francs CFA l’année. Donc avec près de deux millions (2.000.000), on a bouclé le cycle c’est-à-dire la licence professionnelle au bout de trois (03) ans. Voilà à peu près combien coûte le journalisme. Je crois que ça doit osciller autour de cela également dans les autres écoles privées du Bénin. Il faut aussi préciser que l’école nationale d’administration et de magistrature (ENAM) a fermé son cycle, sa filière de journalisme. Il y a là actuellement la dernière promotion qui est en troisième année, qui termine cette année et avec elle finira donc la filière journalisme à l’ENAM. Mais l’école publique n’est pas encore fermée. Il y a l’Ecole Nationale des Sciences et Techniques de l’Information et de la Communication (ENSTIC) à Savalou qui a désormais récupéré la filière pour le compte de l’Etat. Donc si quelqu’un veut se former en journalisme dans le cadre public désormais, c’est à Savalou qu’il faut aller.

Un appel à l’endroit des jeunes bacheliers qui veulent bien embrasser ce métier de journaliste ?

C’est un métier passionnant. Mais attention ! attention ! attention ! On n’y vient pas pour se faire de l’argent. C’est une pure illusion que de croire qu’en journalisme on peut se faire de l’argent. Il vaut mieux aimer ce métier pour le faire parce que c’est un métier qui vous donne l’opportunité d’apprendre d’abord et de vous ouvrir sur le monde ensuite. En journalisme, c’est vrai qu’il y a la spécialisation et il vaut mieux se spécialiser. Même dans votre spécialité vous êtes en contact avec beaucoup de gens, vous avez beaucoup de connaissances, vous êtes informés, vous avez ce privilège-là d’être informés en premier, de pouvoir ouvrir beaucoup de portes. Le journalisme vous apporte du savoir, des connaissances. Ça ne vous apporte pas forcément de l’argent mais attention ! Il y aussi de l’argent dans le journalisme pour ceux qui aiment leur métier et pour ceux qui à priori ne mettent pas l’argent en tête. C’est un métier paradoxal de mon point de vue. Plus vous vieillissez là-dedans, mieux vous faîtes votre côte et plus vous avez la possibilité d’avoir de l’argent. Comme tout métier, cela est encore plus vérifié en journalisme, il faut vraiment aimer son travail, le faire sans ne pas penser au chef, au patron, à l’administration. Quand vous le faîtes, vous le faîtes dégagé en toute conscience professionnelle, le public sait et vous avez le feed-back et ça, par contre peut vous amener l’argent parce que qui a la connaissance, qui connait qui fait quoi sait où se trouve aussi l’argent.

Réalisation :
Romuald D. LOGBO

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