Après un an de présence au gouvernement : Salimane Karimou dresse l’état de santé de l’école et trace des perspectives

  • 0
  • 33 views

Un an dans deux jours qu’il a été appelé par le président Patrice Talon pour dynamiser le portefeuille du sous-secteur des Enseignements Maternel et Primaire. Un an au sein de la barque gouvernementale, Salimane Karimou, dans un exercice de reddition de comptes, a rencontré les professionnels des médias autour d’un dîner de presse. C’était en milieu de la semaine écoulée à l’Infosec de Cotonou. Retour sur les temps forts de cet échange-bilan.

Ils sont venus des quotidiens, radios et télévisions pour répondre à l’appel du ministre des Enseignements Maternel et Primaire qui, au détour d’un dîner, s’est voulu explicatif des actions menées à la tête de ce département ministériel en même temps qu’il zoome l’avenir sur ce qui lui reste à faire en cas de son maintien au gouvernement. Dans un contexte de cordialité et de convivialité, entouré de son directeur de cabinet et du secrétaire général, Salimane Karimou s’est laissé aller au point des réformes initiées de son ministère en rappelant celles qui ont une résistance farouche et ont subi l’arbitrage gouvernemental, nonobstant leurs pertinences. Le diagnostic du sous-secteur à l’avènement du régime en avril 2016 révèle, selon Salimane Karimou, « une pénurie d’enseignants prononcée en ville comme en campagne dans les écoles maternelles et primaires ; une pénurie de personnel d’encadrement pour le suivi et le contrôle pédagogiques ; beaucoup d’écoles à effectifs réduits et peu soutenables mais déclarées comme des écoles à 6 classes ayant besoin de 6 enseignants ; la surpopulation des structures centrales et des directions départementales se retrouvant oisive dans les bureaux ; beaucoup de jeunes enseignants sortis des ENI incapables de bien parler ou de bien écrire le Français ; des rentrées scolaires tardives : 04 semaines plus tard et des vacances précoces : 08 semaines plus tôt ; des résultats catastrophiques au CEP ; des performances injurieuses du Bénin dans les rapports du PASEC ». Appelé à administrer une thérapie à chacun de ces maux pour freiner l’élan et redresser la courbe, Salimane Karimou à la suite de l’inventaire de ces problèmes, dresse à côté la liste des réformes entreprises pour redresser la barre. « Les instructions officielles sur l’organisation et le déroulement des examens professionnels en 2016 ; la mobilisation de jurys exceptionnels pour les examens de sortie de l’EFPEEN ; le circulaire portant respect du calendrier scolaire 2015-2016 ; la planification des activités de renforcement après le CEP ; les emplois du temps spéciaux ; la délibération du CEP 2016 dans le respect des textes en vigueur ; la fusion des complexes pour le redéploiement du personnel non utilisé ; le redéploiement des enseignants bureaucrates … » et la liste n’est pas finie, sont, entre autres, quelques-unes des réformes initiées pour apporter une réponse au précédent diagnostic. Au cours des débats qui ont suivi sa présentation, Salimane Karimou précisera ses ambitions pour son ministère. Pour lui, ses rêves sont repris par le Programme d’Actions du Gouvernement et auxquels il travaille de façon acharnée avec les cadres de son ministère pour écrire au cours de son passage, les plus belles pages de l’histoire de l’éducation au Bénin, du moins, pour ce qui est du sous-secteur Enseignements Maternel et Primaire.

Romuald D. LOGBO

Abdel Rahamane Baba Moussa, du retour de la TRIENNALE ADEA 2017 : « Le nouveau modèle éducatif du Bénin a été bien conçu avec des passerelles vers l’emploi »
Prev Post Abdel Rahamane Baba Moussa, du retour de la TRIENNALE ADEA 2017 : « Le nouveau modèle éducatif du Bénin a été bien conçu avec des passerelles vers l’emploi »
Enseignement supérieur au Bénin  : Le BTS supprimé après 2018, la Licence et le Master comme examens nationaux cette année
Next Post Enseignement supérieur au Bénin : Le BTS supprimé après 2018, la Licence et le Master comme examens nationaux cette année

Leave a Comment:

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *