Bilan d’un an de gestion du secteur culturel : Les réformes piétinent toujours au ministère de la culture

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Considéré à ses premières heures de prise de service comme le messie envoyé par le Président Patrice Athanase Guillaume Talon pour sortir le secteur culturel béninois de sa léthargie, Ange Nkoué, le ministre en charge du portefeuille de la culture au sein du régime du Nouveau Départ ne parvient toujours pas à combler les attentes des acteurs culturels. Après une année de gestion, le secteur culturel tourne toujours au ralenti et les réformes annoncées tardent à se concrétiser, constatent ces derniers.

«Le Fonds d’Aide à la Culture sera notre première réforme », avait annoncé l’autorité ministérielle en charge de la culture le 11 avril 2016. Un an jour pour jour, l’eau a coulé sous le pont sans que l’AOF du nouveau « Fonds des Arts et de la Culture » ne soit adopté et que les réformes annoncées sur ce chantier ne se fassent visibles. De son expertise en inspection et vérification d’une part et de sa maîtrise de la conduite des projets en Arts, cultures et éducation d’autre part, l’actuel patron de la culture est dans un secteur qu’il maitrise pourtant certainement mieux. Bras armé de la mise en œuvre des nobles ambitions du Programme d’Actions du Gouvernement pour le développement de la culture et du tourisme, Ange Nkoué doit passer à la vitesse supérieure afin de concrétiser ses promesses miroitées aux acteurs culturels pour l’épanouissement de la culture béninoise bientôt un an. Ces promesses, s’il faut les rappeler, sont de mettre en place une réelle politique de soutien aux vocations et talents artistiques, de redynamiser les semaines culturelles scolaires en leur donnant un contenu réel (organisation de concours artistiques entre établissements) ; de mettre en place les programmes médias pour l’initiation à l’art ; d’organiser des festivals et des concours par région pour la détection des vocations et talents ; de créer des centres de formation pluridisciplinaire pour les vocations et talents ainsi que pour les artistes confirmés ; de nouer des partenariats de formation au niveau sous-régional et international ; de prendre en charge la promotion des talents détectés et formés ; de mettre en place une politique d’incitation fiscale pour les entreprises, les investisseurs et les mécènes ; de mettre à la disposition des artistes des lieux d’expression conçus aux normes internationales ; d’accompagner et de soutenir les artistes confirmés pour leur promotion à l’international ; de réhabiliter et de redynamiser le Festival International de Théâtre du Bénin (FITHEB) ; d’exonérer les œuvres et les prestations d’art de la Taxe sur la Valeur Ajoutée (TVA) ; et, enfin, de créer par département, en partenariat avec les établissements financiers et les compagnies d’assurance, une entité chargée de la mise en œuvre de la politique de l’Etat en matière de formation, assurance maladie, retraite, accès au crédit et identification professionnelle des artistes.

Edouard KATCHIKPE

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