Brice Sinsin au sujet de l’invalidation de l’année à la FLASH : « Le recteur est impuissant face à une décision du conseil pédagogique »

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Face à la décision d’invalidation de l’année académique 2015-2016 à la FLASH et celle relative à l’exclusion des vingt et un (21) étudiants reconnus fauteurs de troubles dans la même Faculté, les présidents des associations syndicales estudiantines ont donné de la voix, la semaine écoulée. Par divers canaux de communication, ils ont donné leur version des faits. A leur suite, le doyen de la Faculté concernée, s’est soumis au même exercice d’informations et d’explications de la décision d’invalidation de l’année au détour d’un point de presse dans la même semaine. La voix qui était la plus attendue de tous, est bien celle de l’autorité rectorale qui est enfin sortie de son mutisme pour éclairer la lanterne de l’opinion afin de dissiper les amalgames et prévenir l’enlisement des débats oiseux sur la question. Pour porter la voix de l’équipe rectorale, Brice Augustin Sinsin, le chef de terre de la communauté universitaire d’Abomey-Calavi, dit se conformer à la décision du Conseil académique et pédagogique de la FLASH. Plus rien n’est possible aujourd’hui en l’état actuel des choses et même le Chef de l’Etat usant de ses prérogatives constitutionnelles, ne saurait interférer dans la gouvernance académique de l’Université et remettre en cause cette décision qui n’a rien de politique, a précisé, par ailleurs, Brice Augustin Sinsin, pour qui, le vin est désormais tiré. Se prononçant sur le resserrement de la carte universitaire voulu par le dernier Conseil des ministres, il l’applaudit et dit envisager avec assurance et confiance l’avenir pour se conformer à celle-ci. Lisez plutôt !

Educ’Action : Quelle est la raison principale qui justifie l’invalidation de l’année académique à la FLASH ?

Brice Augustin Sinsin : Cette année 2015-2016 est déjà une année très spéciale pour la FLASH. Ils ont fini l’année académique 2014-2015 à mi-mars. C’est-à-dire qu’ils ont pris six mois et demi sur l’année académique 2015-2016 pour pouvoir terminer l’année académique 2014-2015. Donc, eux-mêmes savent déjà que cette année est une année critique. Le calendrier académique qui en résulte, situait les cours de la mi-mars 2016 au 31 décembre 2016 si toutes les choses restaient stables par ailleurs. Telles que les perturbations ont commencé à s’observer, ce n’est pas une fois, ce n’est pas deux fois, ce n’est pas trois fois. Ce qui les a conduits à fin juillet sans bouger. Ils ont fait le bilan en leur sein et ont trouvé que cela ne sert plus à rien de continuer cette année académique 2015-2016 à la FLASH dans cette condition de perturbation majeure au risque de continuer à perturber encore 2016-2017 et ainsi de suite. On ramène comme on le dit vulgairement la balle à terre et on remet tout le monde au compteur zéro à partir d’Octobre 2016 pour la rentrée de 2016-2017. Voilà l’analyse qui a été faite au niveau du conseil pédagogique de la FLASH et nous en sommes arrivés à la décision pure et simple d’invalider cette année académique pour pouvoir repartir sur de bonnes bases.

La grande masse des étudiants a accepté de composer, dites-vous. Quelles ont été les dispositions prises pour sécuriser ces compositions ?

Ce sont des examens d’Etat, c’est comme le BAC. Qu’est-ce qu’on fait au BAC, on met la police en place pour éventuellement parer à des cas éventuels. C’est par exemple ce que nous faisons toujours, parce que lorsqu’il y a des examens et qu’on pressent quelques troubles, justement les forces de l’ordre viennent sur les lieux. Lorsque vous présentez votre carte et souhaitez rentrer dans une salle d’examen, les forces de l’ordre obtempèrent. Ils n’ont pas reçu pour ordre de vérifier et ne cherchent pas à pénétrer leur imaginaire pour savoir les comportements à l’intérieur de la salle. Donc, ils rentrent tous dans la salle et juste quand on démarre les compositions, ce groupuscule se lève, brandissant les branchages, bâtons et morceaux de pierres, menace les uns et les autres de représailles et sème les troubles. On lance des gaz lacrymogène pour les disperser avec tout ce qu’il y aura comme inconvénients. Et donc, la police vient nous rapporter ce à quoi ils sont confrontés et demande l’attitude à tenir. Nous la patientons, espérant aller en négociation pour voir si pour les fois à venir, cela va se calmer. Voilà leur slogan, nous ne voulons pas de policiers, nous pouvons nous discipliner nous-mêmes. Il y a toujours cela, chaque fois qu’il y a ces examens et que nous soupçonnons un peu d’insécurité, on essaie de mettre la police en place.

Les conditions d’application du système LMD sont-elles réunies à l’UAC pour qu’on applique ces textes aux étudiants ?

Les conditions sont réunies pour une part, pour ce que nous appelons les écoles, les instituts, les facultés professionnalisées. Lorsque l’étudiant est défaillant, vous lui expliquez en quoi il n’avait pas compris telle ou telle autre chose. Et après cet exercice, on le soumet à un autre devoir, à un autre examen pour l’aider réellement à combler le déficit. Pour les grandes facultés où vous avez près de 2.000 étudiants, 4.000 étudiants, il est quand même relativement difficile d’appeler chacun pour lui expliquer ces défaillances. Donc, cela ne se fait que dans des groupes relativement bien encadrés. C’est ça la différence entre ces écoles et instituts et les facultés à gros effectifs. Donc, de ce point de vue, on peut dire que nous ne sommes pas dans les meilleures conditions pour donner satisfaction aux étudiants. Mais par rapport à l’ancien système, vous verrez qu’il y a des avantages que le système leur accorde. Au lieu de redoubler, on vous permet de faire l’enjambement parce que vous avez déjà poussé votre effort à un certain niveau et c’est seulement lorsque les examens seront organisés que vous pouvez rattraper. Tout n’est pas si mauvais dans ce nouveau système. Le problème qui est posé, c’est comment gérer cette massification dans les grandes facultés. Cela n’a rien à voir avec le système LMD.

Quelle différence faites-vous entre session de rachat et session de rattrapage ?

Personne ne vient ici pour dire : « je vais échouer, organisez, prévoyez moi déjà un rachat ». Personne ne vient ici en se disant : « c’est sûr que je vais échouer. Commencez par prévoir la manière dont je vais échouer ». C’est toute une autre mentalité que je vois se développer. Lorsque vous venez à l’Université, vous pensez d’abord à votre échec ou à votre réussite ? Il se fait qu’à un moment donné, c’est sur ce vocable que nous avons pris appui pour justifier tout ce qu’il y a eu comme perturbations. Notre ministre l’a si bien perçu qu’elle a même suggéré de faire en sorte que nous puissions avoir la même terminologie (pour des questions d’harmonisation), parce que d’un côté, on nous dit que le thème rattrapage est proscrit et de l’autre, d’autres l’organisent. Le recteur a alors pris une note de service pour informer tout le monde de ce que désormais, les défaillants ont droit à un rachat. Ce que tout le monde a accepté. Quand ces responsables d’associations d’étudiants sont venus me voir, j’ai pris du temps pour le leur expliquer. La note de service est passée partout et mise déjà en application ailleurs. Malgré cette séance et à ma grande surprise, ils n’ont même pas composé pour le premier semestre alors qu’il faut passer aux deux semestres avant même de parler de rachats. Ils ne savent même pas quelle est la proportion d’étudiants concernés. Rien du tout. Et après tout, voilà ce qu’ils ont organisé. J’ai tiré la conclusion que ce n’est peut-être pas les examens qui sont la préoccupation de ces associations d’étudiants alors que la grande majorité des étudiants était déjà en salle. Ce n’est pas qu’ils ont refusé de composer, mais on va les chasser des salles d’examens.

La tutelle, par son silence, semble-t-elle avoir cautionné cette décision ?

En fait le ministère n’a rien à voir avec les activités académiques. On a eu le pire exemple l’année passée où c’est le cabinet qui s’ingérait de manière anarchique dans la gestion académique. Il n’y a rien de plus respectable dans un pays que l’académie. Parce que c’est là où vous formez les cadres supérieurs, ceux qu’on appelle les cadres de conception d’une Nation. Et si vous voulez que l’académie joue son rôle dans une société, elle a besoin de quiétude autour, d’indépendance intellectuelle pour pouvoir réfléchir pour la Nation. Nous avons les règles de la conduite d’une année académique, les règles de la conduite d’un calendrier académique, mais aussi nous avons des règles pour sanctionner tous ceux qui viennent perturber ce genre de choses. C’est seulement si un recteur dit ‘’je suis débordé’’ qu’il appelle le ministre qui vient avec sa solution politique, qui vient avec la solution de la force de l’Etat pour l’appuyer. Notre tutelle n’a pas fait preuve de silence. Elle joue bel et bien son rôle et sa partition à savoir que le recteur n’est pas venu dire : madame la ministre ‘’je suis débordé’’.

Face à la décision d’exclusion des 21 étudiants reconnus fauteurs de troubles, s’ils introduisaient éventuellement un recours gracieux, est-ce que le rectorat restera favorable à ce recours ?

Le rectorat est impuissant face à une décision du conseil pédagogique. Vous ne pouvez pas imaginer ce que c’est qu’un conseil pédagogique. C’est plus de 140 professeurs réunis à la FLASH qui ont analysé, qui ont pesé le pour et le contre au regard de ce qu’ils donnent comme enseignements, de ce qui les attend comme corrections à faire, de la nécessité de normaliser une année académique pour rendre crédible le diplôme final qui sera remis. Quand l’instance que nous appelons conseil pédagogique se réunit pour prendre une décision, même le chef de l’Etat ne peut rien faire contre. Dans le cas d’un recours gracieux, les étudiants doivent alors plancher devant le conseil pédagogique. Si le conseil pédagogique dit ‘’oui’’, nous pourrons atténuer la peine ou nous pourrons passer un coup de chiffon, alors le recteur suit comme j’ai simplement joué mon rôle de coordination en entérinant la décision du conseil pédagogique qui prend sa décision. Beaucoup croit que c’est le recteur seul qui reste dans son bureau et prend des décisions. C’est ce que les collègues rapportent ici que je coordonne.

A vous en croire, c’est que tout est consommé, plus rien n’est possible ?

Plus rien ! C’est un conseil pédagogique. C’est consommé. Je ne peux même pas aller leur dire : « écouter, réunissez-vous … » Les responsables étudiants sont arrivés ici. Moi-même, je les ai réunis ici et j’ai dit : « évitons de franchir la ligne rouge. Vous ne pouvez pas savoir ce qu’on appelle académie. Ils se taisent vos enseignants, mais le jour où ils vont prendre une décision, c’est terminé. Et si vous avez des contre-exemples, commencez à me faire des recherches et amenez ». C’est ainsi que nous avons pu arracher ma proposition d’organiser à ceux qui auraient été défaillants une session pour les racheter. J’ai dû arracher cela, mais c’est après 4h de réunion, 4h de discussion. Je leur ai dit : « objectivement, les enfants ne sont pas responsables de tout ce qu’il y a. Ils sont arrivés au mauvais moment dans une situation déjà trop compliquée. Donc faites-moi cette concession pour une dernière fois. Ce qui est posé comme problème n’est pas quelque chose d’impossible. Et vous qui gérez les gros départements, je vous en prie, trouvez les moyens de racheter quelques-uns, ceux qui ont la capacité d’être rachetés après vos deux examens ». Et ils sont tombés d’accord. Après tout, eux-mêmes savent que les enfants ne peuvent pas supporter tous les pots cassés. Donc, ils sont d’accord et une note de service est sortie rapidement à ce propos et ventiler partout. Puis, j’ai fait appel à ces responsables d’étudiants et ils ont applaudi. Mais à ma grande surprise, les premiers examens qui ont suivi, ils les ont boycottés.

Alors que déjà la question de la massification reste un défi à relever à votre niveau, le gouvernement vient de revoir la carte universitaire. Nous passons désormais à quatre grandes Universités. Comment l’UAC se prépare à gérer cette situation ?

Je ne dors plus. On revient à une situation normale que je comprends. Le fait de créer une université n’est pas le problème. Tout Etat dans ses plans de perspective, peut toujours prendre des décisions de prévision de : que sera demain ? Créer ça veut dire je prends option pour le futur puisque je n’ai pas encore les moyens d’accompagner ma politique. Mais mettre en œuvre, ça veut dire je prends la responsabilité cette fois-ci d’appliquer la politique que j’ai définie à partir des moyens conséquents. Souvent, nous faisons la confusion entre créer qui est réellement l’acte de prévision, de planification et mettre en œuvre. Nous pouvons décider de créer des universités par département, ce n’est pas un crime. Vous savez au Niger, il y a des universités qui ont moins de 200 étudiants. C’est des options ! Et quand ils ont pris la décision, ils l’ont accompagnée de moyens conséquents ! Malheureusement, Boko Haram est venu perturber beaucoup de choses. L’université de Maradi qui est la plus grande, créée récemment, a près de 15.000 étudiants. On peut prendre des options. L’argument qui était avancé, c’était qu’on va désengorger l’UAC. Mais rien. Je vous dis rien ! Désengorger l’UAC en créant les centres universitaires, ça veut dire automatiquement les accompagner tout de suite des infrastructures, du recrutement des enseignants conséquents. Dans ce cas alors, vous créez des universités viables. Une université, ce n’est pas un collège, ce n’est pas construire quatre mûrs et dire : étudiants restez-là ! C’est des laboratoires, des enseignants, nous parlons de la relève de demain ! Nous parlons de ceux qui vont diriger le Bénin de demain. Et quand on réussit à son Bac, on ne dit pas je viens à l’UAC, on dit j’ai envie de poursuivre mes études universitaires. Pour cette nouvelle année, une commission va se charger de répartir les bacheliers forcément en tenant compte de la situation de la FLASH de l’UAC. Donc, ces étudiants peuvent chercher les mêmes formations au niveau des campus d’Adjarra, d’Aplahoué, et de l’universitaire de Parakou.

En son temps, on ne vous a pas vu vous prononcer sur la question ?

Encore faut-il qu’on me consulte. Je suis d’une culture où c’est le chef qui demande à son subalterne : qu’est-ce que tu penses de ceci ? Moi je n’ai pas la culture du genre, voilà le numéro du ministre et commencez par l’appeler : Monsieur le ministre … Bon… ? Si le ministre m’appelle à minuit, je cours ! De nombreuses personnes sont venues ici : « voilà le numéro du ministre ! Tu peux l’appeler, tu peux lui envoyer des SMS ! … . Allez demander au Professeur Abiola, ministre d’Etat et Vice-premier ministre. Même avec mes propres étudiants qui deviennent ministres, Kassa c’est mon produit ! Allez lui demander si Sinsin a pris une fois son téléphone pour l’appeler…. Et si je dois l’appeler, je dis monsieur le ministre. Un chef, c’est un chef. C’est ma culture. C’est peut-être un défaut. Un responsable doit se faire entourer. Je suis entouré pour limiter les risques. J’ai des conseillers et des chefs service. Et quand j’ai de nouvelles idées, je partage avec Pierre, Paul et ainsi de suite. Même ma dernière idée, j’ai dit qu’il faut qu’on crée une autorité pour veiller sur les normes académiques. Et ce sont de grands professeurs à qui j’ai fait appel. Professeurs Assomption Bognaho, Géraud Amoussouga, Nazaire Padonou, Noël Gbaguidi, Dominique Sohounhloue… Je leur ai dit qu’il est nécessaire qu’ils pensent à ce qu’on appelle les normes académiques : ‘’Quelles sont les limites qu’un recteur ne peut jamais franchir, quelles sont les limites qu’un Ministre ne peut jamais franchir pour venir perturber ceci ou cela. C’est une idée par rapport à une situation, murissez moi cela’’. C’est avec plaisir qu’ils l’ont fait.

Comment prévenir la riposte des étudiants qui ne resteront pas les bras croisés ?

De façon générale, il faut dire que le Béninois n’est pas aussi violent que ça. J’en ai vu ailleurs. Ce qui se passe souvent, c’est comment casser le maximum pour faire mal à l’autorité. C’est mon analyse de ce qui s’est passé. L’année dernière, au pire de la crise, je suis resté ici jusqu’à 3h45. Je commandais les vigiles sur le terrain par rapport à ça. Ils savaient que j’étais là puisque mon véhicule était garé là. Ils auraient pu s’en prendre à mon véhicule ou à moi, mais je n’ai pas vu cela. Le doyen de la FLASH m’a dit qu’il a eu quelques menaces et j’ai dit souvent la menace des Béninois, c’est à la bouche mais si tu as des signes palpables, avertis-moi. Je sais les dispositions que je vais prendre pour te sécuriser. En dehors même des autorités, il y a des collègues qui ont été menacés sérieusement. Cela a été rapporté par les services de renseignement, d’alors. Mais tout de suite, jusqu’à l’heure où je vous parle, ils ont une protection que j’ai mise en place pour eux. Il n’y a pas de soucis majeurs à ce niveau-là. Comme je vous l’ai dit, il faut résoudre les problèmes de façon légale et normale. Le recteur est là pour gérer l’académie, la recherche, la vie sur le campus et un certain nombre de choses. Mais quand vient les questions de sécurité, c’est à la police républicaine qu’il faut s’en remettre. Il n’y a pas un couvent qui soit interdit à la police républicaine y compris la Présidence de la République ou l’Etat-major des armées.

Quelles solutions durables trouver à ces récurrents problèmes ?

La première des choses, on se retenait de sanctionner. Les règlements pédagogiques ont prévu des sanctions pour ceux qui viennent perturber. Fort heureusement, ce n’est pas du tout la très grande majorité des étudiants. C’est un groupuscule qui vient seulement semer ce désordre dans les salles d’examens. Donc les sanctions vont commencer à tomber davantage. Je crois que j’ai déjà vu dans d’autres universités, je ne vais pas dire que c’est seulement à la FLASH. Ils en sont arrivés à supprimer simplement cette faculté, du moins à interrompre la formation dans cette faculté pendant deux années pour que chacun aille réfléchir pour savoir si oui ou non, on vient d’abord pour étudier ou pour revendiquer et perturber les années académiques. Donc les universités ont plusieurs armes dans leur judiciaire.

Propos recueillis par : Serge-David ZOUEME & Romuald Domar LOGBO

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