Diplôme et Brevet d’études agricoles tropicales : L’enseignement technique au service de la révolution verte

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5 jours durant, 1.059 candidats ont planché pour le Diplôme d’études agricoles tropicales (Deat) et le Brevet d’études agricoles tropicales (Beat). En présence du Directeur de l’Enseignement Technique, René Mathias Akakpo, la directrice des Examens et concours du ministère de l’Enseignement secondaire, Catherine Bio Saré Mégninou, a procédé lundi dernier, au lancement des épreuves de ces examens nationaux au Lycée agricole Médji de Sékou. Des examens qui ont pris fin vendredi et qui marquent une étape décisive pour ces candidats qui auront désormais la chance de bénéficier d’une formation en entreprenariat agricole, en cas de réussite, pour voler de leurs propres ailes sans attendre un hypothétique recrutement de l’Etat.

Ils sont 851 candidats pour le Diplôme d’études agricoles tropicales (Deat) et 208 pour le Brevet d’études agricoles tropicales (Beat) à prendre d’assaut les différents centres de composition que sont les Lycées techniques agricoles.
Le Diplôme d’études agricoles tropicales (Deat), comporte l’ancienne formule et la nouvelle formule. Cette année, pour la nouvelle formule, 156 candidats ont composé au Lycée technique agricole de Kika, 86 au Lycée technique agricole d’Akodéha, 391 au Lycée technique agricole Médji de Sékou et 130 au Lycée technique agricole d’Adja-Ouéré. Avec l’ancienne formule, ils sont 83 au Lycée technique agricole de Sékou, 4 au Lycée d’Adja Ouéré et 1 candidat au Lycée de Kika. En ce qui concerne le Brevet d’études agricoles tropicales (Beat), 51 candidats ont planché au Lycée technique agricole de Natitingou, 90 au Lycée technique agricole d’Ina, et 67 au Lycée technique agricole d’Adja-Ouéré. La composition s’est déroulée sur trois phases. Deux jours de phases théoriques, deux jours de pratiques et un jour de soutenance. A cette soutenance, a rappelé la directrice des Examens et concours du ministère de l’Enseignement secondaire, Catherine Bio Saré Mégninou, les parents doivent laisser les candidats tranquilles. « La note de la soutenance, ne signifie pas que le candidat est déjà admis. Pour être admis, il faut l’addition des notes des 4 années de formation, plus les notes de cet examen y compris la soutenance. Il est exigé des candidats la moyenne de 10 pour être admis », a-t-elle précisé. Le Directeur de l’Enseignement Technique (Det), René Mathias Akakpo a, quant à lui, expliqué l’importance de cet examen. « Le ministre a insisté pour que le lancement soit fait au même titre que le Baccalauréat de l’enseignement général et les diplômes de techniciens industriels parce que les titulaires du Deat n’ont pas besoin d’attendre la fonction publique pour exercer leurs métiers.»
Il est intéressant de signaler que le Deat, ancienne formule, est calqué sur le format du Brevet d’études agricoles tropicales (Beat) avec deux options que sont la production animale et la production végétale. La nouvelle formule qui peut être qualifiée d’Approche par compétence comporte la production animale, la production végétale, la pêche, l’aménagement et l’équipement rural. Chacune de filière ont trois épreuves de spécialité de deux heures. Les élèves qui font les lycées agricoles font 7 ans d’études, 3 ans au niveau I pour aller au Beat, 4 ans après pour le Deat et un an de stage sur le terrain.

Des créateurs d’entreprises !

Pendant longtemps, les différents gouvernements du Bénin, ont appelé de tous leurs vœux, à la révolution verte pour assurer l’autosuffisance alimentaire, contrer le chômage des jeunes et ouvrir de nouvelles perspectives à l’économie béninoise. Aujourd’hui, a indiqué Catherine Bio Saré Mégninou, le Chef de l’Etat et le ministre Alassane Soumanou se battent pour trouver effectivement solution aux problèmes de la jeunesse et pour cause. Cette année, le ministre a pu ouvrir deux centres de formation de créateurs d’entreprises que sont le Lycée technique agropastoral d’Adja-Homey et le Lycée agropastoral de Banikoara. Ainsi, lorsqu’un candidat est admis au Deat, il a la possibilité d’aller à l’université pour continuer ses études, ou ils peuvent aller dans ces écoles pour pouvoir s’installer à la fin à leur propre compte. « Il faut que la population sache que, rester chez soi pour dire que le peuple a faim, est un crime. Il y a assez d’opportunités pour les jeunes pour qu’ils puissent se défaire un peu de la tutelle de leurs parents », a-t-elle fait observer.
Pour René Mathias Akakpo, les jeunes titulaires de Deat et des filières industrielles seront recrutés dans ces établissements pour se faire former pendant 6 à 9 mois, en entrepreneuriat, pour pouvoir créer des entreprises agricoles, industrielles et autres. Cette innovation va permettre à ces jeunes de se prendre en charge très tôt. « Il en est de même pour tous les lycées où nous allons commencer par faire l’initiation à l’entrepreneuriat comme il faut, à partir de la classe de la première pour éviter qu’ils attendent un emploi ou chercher à passer le concours de la fonction publique. Le gouvernement est conscient du problème de l’emploi aujourd’hui. Nous nous engageons fermement pour accompagner les initiatives de notre ministre de tutelle qui a souhaité, sur instruction du Chef de l’Etat, créer ces centres qui seront démultipliés dans les autres établissements, si les objectifs sont atteints », a-t-il conclu.
Il faut ajouter que la naissance des universités techniques comme l’Université Agricole de Kétou, constitueront un relais de qualité à l’enseignement secondaire technique pour définitivement ouvrir des perspectives heureuses à la jeunesse en proie au mal récurrent du chômage.

John FADOHAN

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