Etude de base du projet «Championnes» : Les acteurs s’approprient le rapport pour des actions plus salvatrices

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Les différentes parties prenantes du projet «Championnes» au Bénin, au Togo et en Guinée se sont retrouvés pour s’approprier les valeurs de référence des indicateurs d’effet du projet. C’est à travers un atelier régional de validation du rapport de l’étude de base du projet «Championnes» qui s’est tenu, le 17 août 2023, à l’Hôtel de la Donga à Djougou.

Le projet «Championnes» vient de recevoir un coup d’accélérateur pour l’atteinte de résultats encore plus élogieux que ceux déjà réalisés après deux ans de mise en oeuvre. Les différents acteurs impliqués dans cette initiative novatrice d’émancipation et de protection des filles à travers la pratique du sport se sont retrouvés en conclave. Réunis autour de l’atelier régional de validation du rapport de l’étude de base du projet «Championnes», experts et acteurs des trois pays d’intervention ont passé en revue les valeurs de référence des indicateurs d’effet du projet. En présentiel et en distanciel, les participants ont suivi et amendé les conclusions de l’étude du cabinet ASG+ menée du 16 au 30 juin 2023 dans les pays impliqués que sont le Bénin, le Togo et la Guinée Conakry. A tour de rôle, le consultant national de chaque pays d’intervention du projet a présenté, à l’assistance, un rapport suivant les cibles Enfants-Adolescents-Jeunes, parents et tuteurs, leaders communautaires et autorités locales. Les différentes présentations ont révélé des défis en termes de promotion de l’égalité du genre, de promotion de football chez les filles, de la faible connaissance de la représentation sociale et du genre au niveau de parents et aussi de la réticence des leaders religieux à encourager la participation des filles aux activités sportives. L’idée de cette étude déterminante pour le suivi des réalisations et risques du projet, c’est de définir un cadre référentiel de données liées aux indicateurs du projet, de développer des outils pour la mesure d’une situation de référence détaillée et adaptée au projet et aux spécificités de chacun des pays d’intervention et enfin de formuler des recommandations en termes de méthodologie de suivi-évaluation pour le projet. C’est à cet exercice que sont attelés, avec brio, les participants à l’atelier régional de validation du rapport de l’étude de base du projet «Championnes». Les travaux se sont déroulés, de façon participative et inclusive, à la grande satisfaction de tous les acteurs impliqués.
Les résultats de cette étude de base, souligne Abibou Mamadou, directeur de l’Unité de Suivi, Evaluation, Recherche et Apprentissage, vont nous permettre de faire le suivi des indicateurs d’effets au cours de la mise en oeuvre du projet afin de pouvoir apprécier le niveau d’atteinte des résultats.
« Nous savons que le chemin a été long parce que l’étude de base devrait venir avant la mise en oeuvre ou au cours des premiers mois de mise en oeuvre mais nous sommes déjà à deux ans. Nous saluons la patience de tout un chacun de nous et nous allons nous féliciter d’avoir quand même pu réaliser cette étude de base », a martelé Mahamadou Yarou, directeur de programmes par intérim de Plan International Bénin à l’ouverture des travaux de l’atelier.
A ses assises de Djougou consacrées à la validation du rapport de l’étude de base du projet «Championnes», mis en oeuvre sur financement de la Fédération Internationale de Football Association (FIFA), de l’Agence Française de Développement (AFD) et de Plan International, étaient représentés également des autorités locales. Secrétaire exécutive de la mairie de Natitingou, Djamilatou Yérima estime que ce projet est d’une grande noblesse dans la mesure où il est consacré à la cause de la gent féminine, concourt à l’autonomisation de la femme et à son indépendance.
« Nous, collectivités locales, apprécions à juste valeur vos interventions dans nos communes et c’est le moment de vous dire merci. Nous vous disons merci pour vos différentes actions sur nos territoires et nous vous exhortons à continuer dans la même logique. Vous serez toujours la bienvenue dans nos communes », a-t-elle ajouté sourire aux lèvres.

Impressions de quelques participants

Sanni Mamam, coordonnateur général de SNA-ONG

«L’utilité de cet atelier, en tant que ONG de mise en œuvre, c’est que cela me permet de m’approprier le diagnostic de base qui a été fait. Ce diagnostic permet de mener les activités et d’atteindre les résultats attendus. Ce que je retiens essentiellement, c’est qu’il y a des spécificités par pays et par région. C’est vrai qu’il y a aussi des similitudes, des ressemblances et des dissemblances dans chaque pays, que ce soit au Bénin, au Togo ou en Guinée. C’est vrai que les résultats sont présentés un peu tard, le projet est mis en œuvre depuis deux ans, mais on peut réajuster rapidement et tenir compte des résultats de cette étude pour pouvoir améliorer la qualité de la mise en œuvre des activités sur le terrain »

Bio Gado Ouorou Yérima, coordonnateur du projet Championnes au Bénin

«Cette étude a montré des défis sur le terrain en termes de promotion de l’égalité du genre et de promotion de football. Il y a tout simplement des filles, des parents qui ont une faible connaissance de la représentation sociale et du genre, des filles qui n’ont pas pu développer leur estime de soi et aussi des leaders religieux qui sont réticents sur la participation des filles aux activités sportives. Il faut relever le niveau des filles, des parents et des autorités locales sur la participation des filles aux activités sportives mais également sur l’émancipation de la fille, à travers la pratique du football. C’est un travail de détermination pour mesurer ce que la communauté était au départ et la plus-value que le projet aura à apporter à la fin de sa mise en œuvre, au regard des actions qui ont été menées durant les trois années de sa mise en œuvre »

Soumaila Yarou Goudou, représentant du maire de Gogounou

«Pour l’atteinte des objectifs du projet «Championnes», je pense qu’il faut beaucoup passer à la sensibilisation. Les acteurs politiques, les autorités à la base doivent s’impliquer et prendre ce projet comme le leur. Quand la femme est émancipée, nous savons ce que cela apporte à la nation. Quand vous avez une femme ou une fille qui est bien éduquée, cela participe à l’émancipation de toute la communauté. Que nous soyons garçons ou filles, nous sommes égaux. Nous devons montrer à la population que ce que le garçon peut faire, la fille aussi peut le faire. »

 

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