Fêtes de Fin d’année à Cotonou : 143 accidents de circulation dont 6 décès sur-champ du 31 décembre au 02 Janvier

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La liesse des fêtes de fin d’année pousse trop souvent la jeunesse insouciante vers des comportements déviants dont la finalité est fatale et pour leur famille et pour la Nation Béninoise qui perd sa relève. Le nombre de cas d’accidents enregistrés en 48 heures reste inquiétant à en croire les statistiques collectées auprès du groupement national des sapeurs pompiers.

Au total, les sapeurs pompiers du Bénin sont intervenus du 31 décembre 2013 au matin du 02 Janvier sur 151 cas dont 8 incendies, 143 accidents de circulation avec 6 décès sur-champ. Selon le cononel Armand Houenou, commandant du groupement national des sapeurs pompiers, il y a de jeunes élèves et étudiants impliqués dans ces cas d’accidents. « La jeunesse surtout est concernée parce que quand on voit la tranche d’âge des secourus, c’est souvent des jeunes élèves et étudiants qui, dans l’insouciance de ce qu’est la vie encore, font un peu de zèle, sur ce qui est des règles de la circulation. Donc, ils provoquent pas mal d’accidents de la circulation. Ils ont souvent entre 18 à 30 ans», a précisé le commandant du groupement, Armand Houenou. Abordant les probables causes de ces cas d’accidents, le colonel Armand Houenou a tout de suite indexé l’alcoolisme au guidon ou au volant, l’excès de vitesse, l’imprudence, le manque de respect aux forces de l’ordre sur les carrefours, le non respects des feux tricolores, et du code de la circulation.
En dépit de la morosité économique que traverse le pays doublée des tensions sociales et politiques, la jeunesse, on constate malheureusement avec ces statistiques, que la jeunesse se livre encore à la consommation excessive de stupéfiants notamment dans la capitale économique du Bénin. Cotonou, cette ville en pleine croissance où l’habitat traditionnel, les vieilles constructions et les villas coloniales disparaissent au profit des immeubles de béton, des baies vitrées, souvent construits trop vite, à peine terminés et déjà en mauvais état. Comme dans la plupart des capitales africaines, la circulation à Cotonou est dense et très polluée par les gaz d’échappement. Plusieurs centaines de Zémidjans y circulent se faufilant au milieu des taxis et des camions, à toute vitesse. Une cohabitation quelque fois risquée qui entraine des pertes en vies humaines. C’est pour cela aussi que le Bénin a fait de la protection civile une priorité, et s’efforce de mettre progressivement en place, les moyens qu’il faut pour permettre aux populations de vivre dans un environnement plus sécurisé.
Aujourd’hui, avec un effectif de 1000 âmes, sur toute l’étendue du territoire national, le groupement national des sapeurs pompiers intervient pour tout évènement qui menace la vie de l’homme. Il procède à la destruction des nids d’abeilles, intervient sur les cas de noyage, d’aliénés mentaux qui deviennent menaçants pour les mettre hors d’état de nuire et en état de non agressivité. En dehors de cette panoplie d’interventions, les sapeurs pompiers du Bénin interviennent lorsqu’il y a de grandes foules, des évènements qui rassemblent un important monde vu que la foule peut être génératrice d’évènements malheureux, d’ilotes d’étouffement et autres. Avec une capacité d’intervention relative, les sapeurs pompiers du Bénin ont une couverture quasi-totale du territoire national. « Mais ce n’est pas encore l’idéal puisque les distances sont encore longues pour intervenir à certains coins du Bénin. Les populations du Bénin sont réparties sur l’ensemble du territoire. Et nous estimons que nous ne sommes pas encore véritablement au chevet de certaines populations du Bénin qui ont aussi droit à nos prestations », a reconnu le colonnel Armand HOUENOU qui salue les efforts consentis par tout le peuple béninois pour équiper le groupement national des sapeurs pompiers : « en matière de disponibilité matérielle, nous avons le minimum surtout dans nos grandes villes. Nous avons presque tout ce qu’il faut pour la lutte contre l’incendie et nous avons un certain nombre de matériels requis pour les secours à victimes, les accidents de la circulation, les cas de noyage, les cas de menaces par les insectes etc. nous avons en gros, un certain nombre d’équipement qui est l’effort du gouvernement, qui est l’effort consenti par tout le peuple béninois pour permettre au sapeurs pompiers d’être au service de la population béninoise.»
Compte tenu de la jeunesse des personnes souvent secourues, le commandant du groupement national des sapeurs pompiers dans son rôle d’éducateur en appelle à la conscience des jeunes et des parents.

Josué AFLIYA

Message du Colonel Armand Houenou aux jeunes et aux parents

A l’adresse de la jeunesse, je dirai de prendre conscience qu’ils sont l’avenir de ce pays, aucun gouvernement, où que ce soit ne peut accepter que les jeunes se sacrifient aussi facilement ou bêtement parce que on sait que l’avenir de tout un pays se bâtît avec la jeunesse. Les jeunes sont l’avenir. On ne peut donc pas tolérer que les jeunes se laissent aller à la facilité, et à se suicider si on peut s’exprimer ainsi. A qui revient la construction de ce pays si ce n’est la jeunesse ? L’avenir appartient aux jeunes et ils doivent en prendre conscience et savoir que la Nation a besoin d’eux. Il faut qu’ils se maîtrisent, lorsqu’ils rentrent dans la circulation, il faut qu’ils se maîtrisent lorsqu’ils prennent les véhicules, il faut qu’ils se maîtrisent lorsqu’ils prennent les motos. Il faut qu’ils évitent de conduire en état d’ébriété. Lorsqu’ils ont pris un verre de trop, il faut qu’ils évitent de prendre le volant. Lorsqu’ils conduisent sur une longue distance, il faut qu’ils se donnent le repos. Le repos est nécessaire lorsque l’on conduit pour longtemps. L’état de fatigue est souvent la cause de beaucoup d’accidents. Donc les jeunes doivent pouvoir prendre conscience de leur état et savoir que c’est sur eux que demain se repose. Le développement de ce pays ne peut se faire sans eux.
A l’adresse des parents, il faut que nous parents, nous ayons souvent l’œil sur nos enfants, il faut qu’on communique avec les jeunes, il faut qu’on communique avec nos enfants pour leur montrer la gravité des actes qu’ils commettent au quotidien. Il faut que nous éduquions les enfants, il faut que nous conscientisions les enfants. Il ne faudrait pas qu’on laisse nos enfants à la débauche. Ce n’est pas tout ce qu’ils voient à la télé qui est bon à prendre, ce n’est pas tout ce qui est sur internet qui est bon à prendre, il faut qu’on leur apprenne à utiliser ces canaux pour une meilleure éducation et leur conseiller d’abandonner tout ce qui n’est pas positive pour leur avenir.

 

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