Game over !

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Ah ! heureuse ; je suis heureuse et vous ne pouvez rien contre ça ! Juste dans ma quarantaine, j’ai atteint mes objectifs. J’ai attrapé un imbécile de mari, j’ai construit ma maison et j’ai des voitures et beaucoup d’autres biens. Comment suis-je arrivée à ce sommet, rêve de toutes et tous ! Et pourtant je suis partie de très loin : sans grand-chose dans la tête au secondaire, j’ai toujours été l’amie des premiers de la classe et je me suis retrouvée à l’université avec un bagage qui ne dépassait pas le CEP.
Je passe sur mon intégration de haute lutte dans la fonction publique. En tout cas, la femme a des atouts qu’elle doit savoir utiliser. Le seul faux pas de ma vie, c’est d’avoir cru dans mes vertes années, à un jeune vaurien qui trainait dans le quartier. Il avait les poches vides, le verbe rapide et surtout la gâchette facile. Il m’enceinta. On cria au scandale et il me réenceinta. Je me suis donc retrouvée avec deux enfants. Un jour, il disparut du quartier et du pays. Je ne sais pas pourquoi ; mais il avait cette faculté que je n’ai plus jamais retrouvé, de me faire dépasser le 7eme ciel !
Il est devenu, aujourd’hui un lointain souvenir et seuls les anciens continuaient à se demander comment une si belle fille a pu trainer avec cet énergumène. Et, s’il n’était pas en fait l’expression de ma véritable nature.
Je suis passée à la vitesse supérieure avec une réussite optimale. Evidemment, on ne fait pas d’omelettes sans casser les œufs. Après quelques errements dans le microcosme administratif, j’avais compris qu’il fallait juste appliquer le même principe que dans le cursus scolaire : attaquer un premier de la classe. C’est ce que je fis avec la ferme intention de réussir. Avez-vous remarqué que ces super diplômés ne sont pas à l’aise avec les femmes ? Je l’identifiai et commençai mon approche. Etant déjà en famille, il ne comprenait pas mes avances. Je l’attaquai de manière contournée : Je devins amie de sa femme et de ses enfants en même temps que son assistante. Bientôt, ce fut la lune de miel entre toute la famille et moi. Sa femme m’appréciait en tant qu’amie sophistiquée. J’avais toujours de petits riens que j’envoyais aux enfants, tandis que je partageais toujours les meilleurs pagnes « tchigan » avec la femme à des prix avantageux, sponsorisés par moi et qu’elle payait à son rythme. Le mari mangeait et buvait ce que je lui apportais. A un certain moment, rien ne pouvait plus se faire dans cette maison sans moi !
Je passais à la vitesse supérieure ; je décidais de faire tomber les défenses du premier de la classe. Toujours de plus en plus sophistiquée, j’avais une cour d’admirateurs qui venaient me solliciter à tout moment. J’allais lui chercher à manger et je partais. Il ne me déposait plus souvent à la maison car j’avais toujours un chevalier servant. Bientôt, des remarques acerbes fusèrent de sa part et je fis semblant de ne pas comprendre. D’un autre côté, je faisais des reflexions sur les hommes peu sérieux qui ne cherchaient qu’à compromettre d’innocentes filles. Malheureusement, ceux qui sont intéressants comme lui sont mariés. Il était plus que troublé. Quand, il venait chez moi, j’étais toujours en tenue légère ou sexy.
Un week-end, il vint me voir car, on devait aller travailler au service. J’avais fait exprès d’être encore en tenue négligée. Je semblais vraiment triste. Il s’assit et me demandait ce qui n’allait pas. Brusquement, je m’accrochais à lui et éclatait en sanglot expliquant qu’il me maltraitait, se plaignant tout le temps de mes sorties et de mes amis. Or, il sait que je suis une femme seule. Il ne me protège pas. Que lui ai-je fait. Je me mis à genoux, le visage ruisselant de larmes, le pagne dénoué et montrant mes atouts. Il me prit dans ses bras pour me consoler et le reste suivi. J’avais gagné ! Très vite, je me débrouillai pour que tout le monde sache ; même sa famille et jouant la vierge tombée, dans un traquenard. Ce fut le début de ma richesse et de mon bonheur. Il me donnait tout : villas, voitures et argent. Le reste : juste des larmes et de la colère. Game over !

Maoudi Comlanvi JOHNSON, Planificateur de l’Education, Sociologue, Philosophe

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