GDIZ : Au cœur de la révolution industrielle textile

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A quelques encablures du Lycée Newton de Zè (sur la route Inter-Etats Cotonou-Allada), se dresse majestueusement un édifice porteur des ambitions commerciales et industrielles du Gouvernement béninois qui ne finit pas d’étonner le monde.

C’est sous une chaleur caniculaire étouffante du vendredi 1er Mars 2024, que plus de 1 000 vaillants jeunes béninois s’emploient à concrétiser la volonté du gouvernement quant à la transformation des matières premières en produits finis exportables. Plus de tenues treillis militaires à importer en République du Bénin selon les vœux des décideurs béninois, aujourd’hui plus qu’une incantation, une réalité. Au milieu de l’axe Cotonou-Allada, âprement sollicité par les gros porteurs soit en provenance de l’hinterland ou de l’intérieur du Bénin, ou même en transit vers le Bénin via le Nigéria, se trouve avec émerveillement, un bijou qui fait parler du Bénin de par le monde : la GDIZ (Glo-Djigbé Industrial Zone). Au nombre des unités de transformation installées sur le site, celle intégrée de textile retient particulièrement l’attention. Ultra moderne, elle est l’une des plus grandes au monde avec une capacité de transformation annuelle de plus de 20 000 tonnes de fibre de coton 100% béninois jusqu’à la confection des vêtements des tenues treillis militaires. Des artisans formés sur place dans les locaux de l’institution pour certains, font la fierté de la main d’œuvre locale de par sa qualité. Mais avant de rendre disponible la quantité quotidienne et hebdomadaire de la commande en confection de tenues treillis, il y a des préalables. « D’abord, une première machine qui vérifie la qualité de la marchandise. On s’assure que la commande que nous avons passée est conforme à la marchandise que nous avons reçue. Après cela, vient la phase de l’échantillonnage. La découpe de masse prend le relai derrière la phase de l’échantillonnage qui reçoit les ‘‘patrons’’ sur les tissus pour les découpes manuelles. Les découpes manuelles accouchent des pièces détachées composées des ingrédients comme la face, le col, le dos, les manches… Une équipe s’installe alors pour faire la séparation pour ensuite associer les pièces détachées », décrit avec enthousiasme, tout sourire, Herbert Moutangou, chargé de marketing à la GDIZ.

Vue partielle de l’unité de transformation intégrée de textile

Le processus de confection des tenues treillis militaires

Pour rendre disponible une tenue treillis (pantalon et jaquettes) militaire, il faut à l’opérateur textile une cinquantaine de minutes au plus, confie Armel Aklankou, opérateur de textile à la GDIZ. Pour en sortir 120 par jour et 400 par heure, quatre moments sont à la fois nécessaires, importants et complémentaires, selon les propos de Armel Aklankou qui se veut explicatif : « il y a d’abord des préalables de conformité de la commande à la qualité. Et quand ces préalables sont concluants, nous nous y mettons avec empressement mais en n’omettons aucune étape. Nous travaillons à la chaîne. Nous sommes environ 90 sur une seule tenue treillis avec une rapidité sans précédent, car nous avons la main. »
Outre les tenues treillis militaires, l’unité intégrée de textile (BTEX) s’investit également dans la confection des vêtements depuis la filature en passant par le tricotage, le tissage jusqu’à la teinture. Aussi confectionne-t-elle des serviettes Made in Bénin en phase de test de production. Selon les confidences recueillies sur place, cette unité emploiera au total 5.000 jeunes béninois. Selon les sources officielles, deux unités du même standing seront construites au sein de la GDIZ.

Un écosystème industriel compétitif

Les atouts incommensurables de la GDIZ la hissent, aujourd’hui, à l’échelle mondiale, comme un véritable écosystème industriel compétitif et durable. Une innovation historique qui fait la fierté du Bénin au long des âges. Avec engagement, force et détermination, les vaillants jeunes béninois qui y travaillent avec dévouement et opiniâtreté, s’occupent sainement et professionnellement et s’en sortent à bon compte. Pouvait-il avoir mieux comme politique innovante et intelligente de lutte contre le chômage chez les jeunes et la cybercriminalité ? Reste à consolider les acquis d’une part et à concrétiser d’autre part, les perspectives heureuses du projet pour sa viabilité et sa pérennité.

Romuald D. LOGBO

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