Le Fitheb excommunié ?

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Il a tout l’air. Le plus grand festival de théâtre du Bénin et même du continent africain bat de l’aile. La régularité et la constance des éditions depuis plusieurs années n’ont nullement dissout le cortège des problèmes qui font actuellement ombrage au Fitheb. On croyait par abus, que le sort des vieux démons était définitivement scellé, se rassurant d’une édition de maturité pour 2012. Mais rien n’y fit. Le désespoir pointe à nouveau le nez et gagne sérieusement du terrain au sein des acteurs culturels, en l’occurrence ceux du monde théâtral. Ils semblent perdre la boussole face aux couacs fréquents et récurrents qui tirent par le bas le festival et tout le staff d’organisation. L’édition 2010 du Fitheb n’a pas été épargnée. L’éternelle question de financement qui resurgit, était prête à plomber ce grand rendez-vous du théâtre. Plus personne n’y croyait. On présageait même d’une hécatombe culturelle au Bénin si jamais l’édition déjà reportée d’une semaine pour question de fonds, fut un fiasco. Heureusement et à l’extrémiste, le gouvernement à travers le fondé de pouvoir a mis à disposition un gringalet montant d’environ 140 millions de Francs CFA pour l’organisation contre un budget initial de près de 500 millions. N’eût été l’accompagnement des partenaires et de quelques sponsors, le Fitheb mordrait la poussière.
Une nouvelle édition, le même requiem ! La récursive chansonnette de manque ou d’insuffisance de fonds sur fond de crises a repris de plus belle. Les discours souillés de personnages mal inspirés se cognent et s’entrechoquent pour vicier l’environnement du festival hypothétique. Alors qu’un directeur est légalement désigné par le conseil d’administration pour succéder à celui sortant, la thèse d’un affront est brandie, remettant en cause les résultats du vote. Des bouches puantes des individus en position de force temporaire, le président du CA a écorné l’image du ministre de tutelle en lui opposant une défiance flagrante. Lui qui avait demandé sans fondement légitime la suspension sine die du processus de désignation du nouveau directeur du Festival International de Théâtre du Bénin. En termes clairs, l’autorité, dans un style de ruse, tenait à faire légitimer de nouveaux textes qui lui concèdent une plus grande marge de manœuvre avec la possibilité de contrôler le festival, et donc les hommes qui le dirigent, et d’en faire si possible un outil manœuvrable. Une frange du conseil l’a totalement compris et s’engage à ne pas démordre. La crise reste encore vive, mais feutrée. Dans les coulisses, on évoque un plan de contournement de la crise. La trouvaille porterait sur le choix d’un acteur culturel autre que celui légalement désigné par le conseil habilité pour une période de transition qui prend en compte l’organisation de l’édition 2014 du festival. A l’heure de la méditation, on peine à s’expliquer, à chaque édition, la résurgence de la crise autour d’un festival qui participe des outils et arsenal de l’offensive diplomatique de notre pays. Pour arrêter la saignée, il faut agir au plus vite sur la conscience des hommes, premiers obstacles du Fitheb. Pour l’heure, tout dort à tord…

Serge-David ZOUEME

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