Marcel N’dah OYA, SG de la Commission nationale de l’UNESCO au Bénin : « J’appelle les élèves et étudiants à venir découvrir les nombreuses opportunités de l’UNESCO »

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Enseignant de formation, Marcel N’dah OYA est, depuis Avril 2013, le maître à bord de la commission nationale de l’UNESCO au Bénin (CNBU). Nommé en conseil des ministres le 29 mars dernier, sur proposition du ministre des enseignements maternel et primaire, Marcel N’dah revient ici sur les attributs de la commission qu’il dirige avec notamment le partenariat arabe dont bénéficie la CNBU à travers l’ISESCO.

Educ’Action : Lorsqu’on dit  commission nationale de l’UNESCO, qu’est-ce qu’il faut retenir ? 
Marcel N’dah OYA : la commission nationale de l’UNESCO est le prolongement de l’UNESCO. L’UNESCO a installé des commissions dans chaque pays. Et ces commissions ont pour président un ministre. Au Bénin, l’option qui est faite est que cette commission soit présidée par le ministre des enseignements maternel et primaire. Dans d’autres pays, on a par exemple le ministre des affaires étrangères, de l’enseignement supérieur etc. nous constituons donc le prolongement de l’Unesco et les courriers qui sont adressés au Bénin passent par la commission nationale. Quand il y a la conférence générale par exemple, c’est la commission qui prépare cette conférence et désigne les participants du Bénin à cette conférence. Les bourses octroyées par l’Unesco passent par la commission. Nous constituons en quelque sorte le relais par rapport au siège et véhiculons les valeurs de l’UNESCO à travers la culture, la science et l’éducation.
Depuis Avril jusqu’à ce jour, quelles sont les actions menées ? 
Depuis ma prise de service pour rester dans cette fourchette, l’UNESCO, de par ces attributions et s’occupant de l’éducation, des sciences et de la culture, la communication, nous travaillons dans ce sens là. Les courriers nous arrivent de Paris et nous les traitons. Nous sommes allés à Lomé en Juillet,  pour une rencontre au sujet des écoles associées, avec les pays de l’Afrique de l’Ouest et du centre. Il s’est agit de voir comment organiser des partenariats entre les écoles associées de l’Afrique de l’Ouest et celles du Centre.  Comme rencontre au plan régional, nous étions aussi à Dakar le 11 septembre passé, en prélude à la conférence générale de l’UNESCO qui aura lieu du 5 au 9 Nov 2013. Là au niveau de l’Unesco, ils se sont dit qu’il  faut rencontrer les secrétaires généraux de l’Afrique francophone pour qu’ensemble, on puisse voir comment préparer cette conférence là. Ce qui est intéressant au niveau de la commission nationale pour l’Unesco, ce que nous appelons la CNBU, nous avons des partenaires arabes qui ont une organisation appelée ISESCO, c’est l’organisation islamique pour les sciences, l’éducation et la culture et vous voyez, c’est pratiquement les mêmes domaines de compétences que l’UNESCO. Ceux-là travaillent avec nous et nous accompagnent. Par exemple, en mai passé, ils ont formé les inspecteurs de la maternelle, et en Septembre passé, il y a eu deux activités, l’une sur l’éducation inclusive  qui a regroupé 5 pays – Il fallait des prototypes pour une meilleure prise en charge des apprenants handicapés – l’autre activité dont nous avons bénéficié était axée sur la micro finance. Les acteurs de cette filière sont venus de trois pays, le Burkina, le Togo, le Niger et nous avons proposé des stratégies pour renforcer les capacités des acteurs de la micro finance. Le 28 prochain, nous aurons une autre activité ; cette activité va élaborer les projets pour l’éducation à la citoyenneté, et à la paix. Voilà ce que nous faisons avec l’ISESCO.
Quels sont aujourd’hui les défis de la commission nationale de l’UNSECO ?
Les défis sont l’éducation surtout. Il faut aller vers les écoles associées, il faut aller vers les clubs UNESCO qui sont nos partenaires qui nous permettent de rendre plus visibles les actions de l’UNESCO au plan national. Les écoles associées c’est l’ensemble des écoles partenaires de l’UNESCO qui nous aident à mieux faire connaître l’UNESCO. Nous en avons une centaine. Mais il faut dire qu’au Bénin, ces écoles associées ne sont pas très dynamiques. C’est pourquoi dans le cadre de notre PTA 2013, nous allons inscrire une activité qui va nous amener vers ces écoles pour mieux les écouter et voir ce qu’on peut leur apporter comme aide. Dans certains pays, ces écoles sont vraiment autonomes, mais à Dakar, nous sommes convenus de les placer, toutes,  sous la tutelle des commissions nationales de l’UNESCO.
Quelles sont les difficultés que vous rencontrez dans la mise en œuvre de vos activités ?
C’est vrai, tout est question de moyens aujourd’hui. Pour aller vers les écoles associées, il faut des moyens. Mais je pense qu’au niveau du ministère, nous avons une ligne qui nous permet de mener à bien nos activités. Le ministre actuel se bat beaucoup pour que la commission fasse des actions visibles.
Un  message à l’endroit du monde scolaire !
J’ai comme l’impression que beaucoup ne connaissent pas la commission nationale du Bénin pour l’Unesco. Je profite de votre canal pour lancer un appel à tous les élèves et étudiants. Qu’ils viennent au niveau de la commission ; nous avons un service qui s’occupe de l’information et de la documentation. Nous avons même une bibliothèque. Ils peuvent venir fréquenter la commission, c’est leur chose. Ils viennent et ils auront plus d’informations sur les opportunités. Des bourses passent  par ici. Nous sommes prêts à les accueillir.
Propos recueillis par 
Ulrich Vital AHOTONDJI  et 
Serge-David ZOUEME
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