Oumarou Lafia Boubakari, au sujet du système éducatif au Bénin : « Je peux dire qu’il y a eu des avancées appréciables »

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La qualité du système éducatif constitue une préoccupation majeure pour les Béninois quelle que soit leur catégorie socioprofessionnelle. député à l’Assemblée nationale, Oumarou Lafia Boubakari opine sur le secteur éducatif. L’ancien maire de Nikki profite pour prodiguer des conseils aux candidats des différents examens nationaux de cette année.

Educ’Action : Quel est votre regard sur le système éducatif ?

Oumarou Lafia Boubakari : Si je jette un regard sur le système éducatif actuel, je peux dire qu’il y a eu des avancées appréciables. J’en veux pour preuve, les résultats aux différents examens qui constituent des paramètres pouvant nous permettre de nous situer par rapport au système éducatif. C’est bien qu’aujourd’hui, il n’y ait plus de grève. On sait que par le passé, les grèves étaient fréquentes et constituent un handicap pour le déroulement des activités pédagogiques et académiques. Aujourd’hui, il y a eu des réformes, assez de changements et tout cela concourt au bien-être de l’apprenant. Ces réformes doivent continuer parce que quand nous prenons nos élèves, nos étudiants, quand ils finissent, leur préoccupation est d’aller se trouver un travail dans un service.
Or, il faut que l’apprenant qui sort de l’université ou qui obtient son Baccalauréat, puisse penser aussi à s’installer à son propre compte. Quand vous prenez le système éducatif francophone comparé au système éducatif anglophone, vous verrez qu’il y a une différence nette. Nous pouvons tendre vers ce système anglophone. C’est le cas du Nigéria, et du Ghana où ce n’est pas seulement le service ou le bureau qui est la destination. On peut chercher à travailler dans un bureau, mais aussi se préparer à se mettre à son propre compte au cas où cela ne marchait pas pour éviter d’être dépendant des parents.

Quel message avez-vous à l’endroit des candidats à quelques jours des examens nationaux ?

En direction des enfants, je vais leur souhaiter une bonne composition. Qu’ils essayent de ne pas se stresser parce qu’aujourd’hui, il y a pleins d’examens blancs qui permettent aux enfants de se préparer. Avec les examens blancs, les enfants sont mis dans des conditions d’examen et cela leur permet de se familiariser avant le jour J. Nous autres, quand on allait à l’examen en notre temps, que cela soit le CEP, le BEPC ou le BAC, c’est au jour de l’examen qu’on savait qu’on est vraiment dans une salle de composition. Alors qu’aujourd’hui, les enfants s’adaptent et sont déjà préparés. Nous allons demander aussi aux parents de ne pas trop stresser les enfants. Il y a le stress de l’examen qui est présent et si les parents en rajoute, ce ne serait pas du tout bien. L’enfant ne pourra pas rendre ce qu’il a appris. Nous allons demander aux enseignants également d’être toujours de bons encadreurs, de bons psychologues, de bons pédagogues pour ces enfants. Tout cela réunit, fera que nous aurons de très bons résultats aux examens.

Propos recueillis par Ulrich Vital AHOTONDJI

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