Pour une année scolaire 2023-2024 apaisée : Des syndicalistes exigent les reversements

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Le lundi 18 septembre 2023, des acteurs de l’école vont renouer avec les activités pédagogiques. Seulement, les enseignants ont des exigences pour jouer convenablement leur rôle au cours de l’année scolaire 2023-2024.

Reversement en Agents Contractuels de l’Etat (ACE) des Aspirants au Métier d’Enseignant (AME) couplé au reversement en Fonctionnaire d’Etat (FE) des Agents Contractuels de l’Etat (ACE) de 2008 ; paiement des rappels de salaires à tous les enseignants bénéficiaires ; mise à disposition des mutations départementales ; mise à disposition des écoles des manuels didactiques. Ce sont, entre autres, les revendications des enseignants des sous-secteurs des enseignements maternel, primaire et secondaire pour une rentrée scolaire 2023-2024 apaisée. « Il y a le paiement des rappels de salaires à tous les enseignants bénéficiaires, la concrétisation du reversement en FE des ACE 2008 conformément à la décision du conseil des ministres, la remise en formation des ACE 2008 pour l’obtention du CAPES, la concrétisation du reversement des AME conformément à la décision du conseil des ministres », lâche Joseph Arhin, secretaire général du Syndicat National des Professeurs des Lycées et Collèges (SyNaProLyC).
Le non-reversement des AME fait beaucoup de vagues. Kassa Mampo Nagnini, secrétaire général national de la Confédération Syndicale des Travailleurs du Bénin (CSTB) revient sur les rencontres entre les partenaires sociaux et le gouvernement sur la Web TV Reporter Monde Bénin. « Nous avons déjà eu 3 rencontres de pseudo négociations. La première, c’était le 16 mai 2023. La deuxième rencontre, le 25 mai 2023 et après celle du 28 juin 2023. Nous avons posé le problème de reversement au gouvernement où on nous a dit que les choses se préparent. Nous sommes à la veille de la rentrée, les AME qui devraient être reversés ne le sont pas encore. Certains responsables syndicaux écrivent au ministre des Enseignement maternel et primaire sur la question », s’est-t-il rappelé. Il ajoute : « Au secondaire, jusqu’ici, les mutations départementales n’étant pas sorties, les nouveaux AME ne sont pas encore mis à la disposition des Directions Départementales des Enseignements Secondaire, Technique et de la Formation Professionnelle (DDESTFP) pour que les emplois du temps sortent à temps. »

Arthur Accrombessi

Du défaut de matériels didactiques à la mensualisation des primes

« Le matériel de travail pose problème. Depuis 2016, il n’y a plus de manuels de lecture et de mathématiques du CI jusqu’au CM2. Donc, les gens jonglent. Pour le CI, CP, il n’y a pas de cahiers d’activité. Il n’y a pas de livres de lecture, c’est-à-dire le décodable », déplore Kassa Mampo Nagnini, secretaire général de la CSTB sur la web TV Reporter Monde Bénin. Le défaut de manuels scolaires n’est pas la seule inquiétude du secretaire général Kassa Mampo Nagnini. Il y a aussi le changement qui va s’observer dans l’octroi des primes aux enseignants. Ce qui n’est pas de leur goût. « Par rapport à la rentrée, il y a la question des primes. Dans ce qu’on a appelé ‘‘augmentation des salaires’’, il y a la mensualisation des primes. Dans les faits, c’est ce que nous avons constaté. Donc au niveau des enseignants, on veut mensualiser les primes », a déclaré le syndicaliste Kassa Mampo Nagnini. Propos partiellement soutenus par son camarade Arthur Accrombessi. « Les deux parties se sont entendues pour que la rentrée soit apaisée. Mais ce qui écœure aujourd’hui les enseignants, ce sont les primes. Les primes qui étaient annuelles, seront mensualisées. Ce qui fait que les enseignants n’étant pas avertis depuis ont des grincements de dents. Nous sommes toujours en pourparler avec le gouvernement », a-t-il laissé entendre. Dans ses envolées explicatives, il précise : « Le gouvernement ne veut pas démordre parce que depuis un certain nombre d’années, des dispositions sont déjà prises pour que cela puisse aller. Donc, c’est dit déjà que certaines primes seront mensualisées. Et avec la prérentrée qui s’annonce, le gouvernement a déjà pris les dispositions pour que les choses aillent. Nous allons solliciter les enseignants à rejoindre leur poste, à se mettre au pas pour commencer la période de prérentrée. » Néanmoins, des choses sont accomplies et saluer de part et d’autre.

Kassa Mampo Nagnini

Les exigences accomplies

« La signature par le ministre des Enseignements secondaire, technique et de la formation professionnelle de l’arrêté 034/MESTFP/DC/SGM/DPAF/IGMP/DESG/DESTFP/CJ/SA/025SGG23 du 14 juillet 2023 portant création, attribution et fonctionnement des divers conseils des établissements publics et privés des enseignements secondaire général, technique et de la formation professionnelle. Cet arrêté vient mettre fin à une gestion peu humaniste et dépourvue de tout management de certains chefs d’établissements qui refusent d’appliquer correctement leur cahier de charges. » Ainsi s’est exprimé Joseph Arhin, le secretaire général du SyNaProLyC pour saluer cet effort du Gouvernement. Son camarade du SYNERQ-Bénin dira : « Depuis que l’année scolaire 2022-2023 est terminée, il y a eu des visites d’aptitudes, c’est-à-dire un certain nombre de personnes remplissent les conditions pour être nommé directeur. Donc, c’est déjà fait sauf quelques réglages qui sont en train d’être finalisés pour que la liste des nouveaux directeurs soit disponible. » Par ailleurs, les négociations restent la voie que les partenaires sociaux entendent prendre pour obtenir gain de cause à des préoccupations. « Nous avons discuté avec le gouvernement récemment pour qu’à la reprise, nous puissions avoir la première partie des subventions pour permettre aux écoles de bien démarrer la rentrée. Aussi faut-il le savoir, cette année est celle de mutation nationale. Mais il y aura quelques réajustements au niveau national, départemental et communal », indique Arthur Accrombessi du SYNERQ-Bénin.

Enock GUIDJIME

 

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