Projet ‘‘Championnes’’ au Bénin : De grandes avancées enregistrées dans les recommandations

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La salle de conférence du Ministère des Sports à Cotonou, a accueilli la 2e session du Comité de Pilotage (COPIL) du projet Championnes au Bénin. La rencontre s’est tenue le mardi 12 septembre 2023 en présence des différents acteurs impliqués dans la mise en œuvre du projet.

Représentants de l’Agence Française de Développement (AFD), de Plan International Bénin (PIB), des Ministères des Sports ; de l’Enseignement Secondaire technique et de la Formation Professionnelle, des Affaires Sociales et de la Microfinance, de la Fédération Béninoise de Football, etc., ont tous répondu présent à l’appel de l’équipe de coordination du projet Championnes au Bénin. Objectif de la rencontre, « partager avec les partenaires les informations sur le niveau d’évolution de la mise en œuvre du projet au niveau du Bénin et convenir des prochaines étapes », selon Bio Gado Yérima Ouorou, coordonnateur du projet. Cinq heures durant, les membres du Comité de Pilotage (COPIL) ont parcouru l’ensemble des réalisations de l’équipe notamment la mise en œuvre des recommandations de la première session. A cette occasion, ils ont eu droit à plusieurs communications.

Un aperçu des travaux

Point de la mise en œuvre des recommandations issues de la dernière session du comité, présentation du rapport d’activité, présentation du bilan d’exécution (physique et financière) du projet et présentation du Plan de clôture. Ce sont les communications présentées par le coordonnateur. Face aux membres du COPIL, il a fait savoir que le projet, qui impacte 1.440 filles de 12 à 24 ans, est mis en œuvre à 85%. Le taux d’exécution financière est, quant à lui, de 63%. Les échanges interactives ont été l’occasion pour les participants de s’enquérir de la réalité du terrain. En somme, les 12 recommandations formulées lors de la première session ont toutes été exécutées, à la grande satisfaction des participants. Les membres du COPIL ont aussi attiré l’attention de l’équipe de coordination sur la collaboration avec la fédération de football. « Au titre des difficultés rencontrées, il faut dire que le projet est victime de l’engouement communautaire. Les gens s’attendaient à voir plusieurs compétitions au cours de la même année, estimant qu’une seule compétition n’est pas suffisante », a informé le coordonnateur. Lors des échanges, Jean-Marc Adjovi-Boco, le représentant du président du COPIL a souligné l’importance du projet. « Le football va se développer et on va développer des compétences et des emplois. Il faut créer un écosystème de compétences, de métiers qu’elles vont exercer », a-t-il martelé. Le projet Championnes, financé par l’AFD, la FIFA et Plan International, faut-il le souligner, a duré 3 ans. Lors des échanges, les participants ont évoqué la nécessité de l’extension du projet notamment dans les départements du Mono et du Couffo. Aux termes des échanges, de nouvelles recommandations ont été formulées pour la poursuite des activités avant la clôture du projet, le 31 décembre. Aux termes des échanges, les participants n’ont pas manqué de donner leurs impressions.

Impressions de quelques participants

Jean-Marc Adjovi-Boco, conseiller technique du ministre des Sports, représentant le président du COPIL

«C’est un projet qui, pour moi, est extrêmement intéressant pour promouvoir l’égalité homme-femme grâce au sport. Depuis le début de ce projet, on sent une évolution au niveau de la prise de conscience, du leadership, de la prise de confiance en elle des jeunes filles qui participent à ce projet et c’est l’objectif principal qu’on se fixe. Des recommandations ont été faites au travers de ce COPIL, maintenant, il faut les mettre en œuvre. Celle qui me semble importante, c’est le réseau qu’on va pouvoir constituer à partir de ce projet. Il s’agit d’un réseau de championnes, de jeunes filles qui pourront participer au projet. Ce réseau est important parce qu’il va permettre à ces jeunes filles, dans l’avenir de garder le contact et de s’entraider. C’est toute la puissance du réseau, de pouvoir s’entraider, s’ouvrir des portes. C’est pour l’avenir de ces jeunes filles, au-delà des moments festifs qu’elles vont pouvoir passer tout au long du programme. Dans la continuité, rester amis et trouver des opportunités peut-être de business ou de relations qui iront au-delà du simple projet. »

Mouhamadou Yarou, directeur des programmes par intérim à Plan International Bénin

«Cette deuxième édition du comité de pilotage s’est bien passée après la première qui a été tenue il y a un an. Le point de mise en œuvre des recommandations a été fait et 100% des recommandations du premier COPIL ont été mises en œuvre. Pour ce deuxième Comité de pilotage, nous sommes arrivés à quatre recommandations, justement parce que le travail qui est fait au cours de l’année est un travail bien fait. Et aussi le temps qui nous sépare de la fin du projet n’est plus long puisqu’il reste environ quatre mois. Au cours du COPIL, des voix se sont élevées pour dire que ce projet a été un bon projet et qu’il ne serait pas bien qu’on s’arrête en si bon chemin. Nous sommes entrain de faire un clin d’œil déjà à notre bailleur qui est l’Agence Française de Développement (AFD) pour une deuxième phase de ce projet. Donc nous allons nous mettre très vite au travail pour déjà déposer ce que nous appelons un concept note, c’est-à-dire un résumé de projet pour la deuxième phase. »

Huguette Yérima Orou, Superviseur du projet Championnes Atacora, Alibori, Donga

«Mes impressions sont très bonnes. Ça fait la deuxième édition à laquelle j’ai pris part. Ce sont des moments vraiment très fructueux de communication, de partage et aussi d’évaluation du niveau de mise en œuvre des activités sur le terrain. Cela nous permet de nous projeter et de savoir vraiment si ça évolue comme on le souhaite, s’il y a des redressements à faire ou s’il faut qu’on continue sur la même lancée. L’année passée, on était à 12 recommandations. Cette année on est seulement à 4 recommandations. Cela montre déjà que ça évolue comme on le souhaite et qu’on peut déjà un peu se féliciter et essayer encore de faire davantage d’effort pour que les autres fois qu’on sorte d’ici avec 0 recommandation. Les communautés ont de l’engouement pour le projet. C’est un indice. Cela prouve, effectivement, l’intérêt que les communautés bénéficiaires portent au projet. Ce sont des preuves qui permettent d’évaluer, d’apprécier la valeur que cela apporte aux communautés. On peut s’en réjouir. »

Bio Gado Ouorou Yérima, coordonnateur pays du projet Championnes

«Je suis très satisfait d’abord à cause de la mobilisation des participants, ensuite les contributions très importantes que chacun des participants a apporté aux discussions que nous avons eues. Je pense que dans le cadre de la mise en œuvre de ce projet, il est important que nous puissions davantage nous conformer aux attentes des acteurs qui participent à sa mise en oeuvre. Donc, ces recommandations viennent pour moi comme un soutien à l’amélioration de notre performance et également un soutien à plus d’impact au niveau de la communauté. »

 

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