Qualité et contrôle de qualité de l’éducation : Le CNE et les acteurs ouvrent la voie

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Du 28 au 30 août 2023, les acteurs de l’éducation ont pris part, à Cotonou, à l’atelier méthodologique de la réforme sur la qualité et le contrôle de la qualité dans les enseignements primaire et secondaire général.

180 participants réunis pendant trois jours pour poser les jalons d’une éducation de qualité dans les enseignements primaire et secondaire général, à travers des discussions à bâton rompus dans cinq groupes de réflexion et en plénière, en présence des trois ministres du secteur de l’éducation. C’est dans ce cadre riche en interactions que universitaires, chercheurs, experts, praticiens de haut rang, cadres, responsables administratifs, partenaires techniques, financiers et sociaux, acteurs de la société civile, ont été réunis par le Conseil National de l’Education (CNE) afin de marquer la rupture pour une éducation de type nouveau.

Les participants venus nombreux à la rencontre

Une ouverture sous le sceau de la rupture

En 2012, a souligné Mariam Chabi Talata Zimé Yérima, vice-présidente de la République du Bénin, troublée par les résultats spectaculaires en matière d’éducation des pays émergents de la région asiatique, l’Australie a organisé des missions d’échange et d’études dans les grandes capitales pour percer les secrets, comprendre les mécanismes de ces exploits afin de s’en inspirer pour mieux faire. « 2012-2023, onze années après, nous voici à notre tour, rassemblés au Bénin autour de la réforme de la qualité et du contrôle de la qualité », a insisté la vice-présidente pour situer sur les enjeux à l’ouverture de la rencontre. Selon Salimane Karimou, ministre des Enseignements maternel et primaire, chef de file des ministres de l’éducation, « l’objectif de cette réforme est de repenser et de renforcer nos méthodes d’enseignement, d’adapter nos programmes pour répondre aux besoins changeants de notre société et de mettre en place les mécanismes d’encadrement et de contrôle de qualité rigoureux ». En sa qualité de président du comité d’appui à l’organisation de l’atelier, le Dr Christian Adékou a informé que la rencontre vise à définir les grandes options d’opérationnalisation du cadre de référence de la réforme, marquant ainsi la fin d’une première phase de réflexion et de production d’outils de référence et annonce le démarrage d’un vaste chantier de réforme dans les sous-secteurs des enseignements primaire et secondaire général.

Des travaux aux thématiques évocatrices

Aidés d’un guide de travail de 48 pages, les participants ont suivi pas à pas l’ensemble des activités durant les trois jours. Une fois le présidium dirigé par le professeur Gabriel Boko installé, ils ont eu droit à quatre communications. La première a porté sur le « Projet de cadre de référence de la réforme » et a été présenté par Abdel Bouraïma. La deuxième communication a été co-présentée par les docteurs Adjihanou Gbénou et Basile Agbodjogbé avec pour thème : « Regard analytique sur la mise en œuvre des approches curriculaires au primaire et au secondaire général : état des lieux et impacts sur la qualité des apprentissages ». La 3e communication, intitulée « Notion de Socle Commun de Compétences, de Connaissances et de Culture (SCCCC) et son acclimatation pour l’amélioration de la qualité dans les enseignements primaire et secondaire général », a été déroulée par le docteur Blaise Djihouessi. La dernière communication a été l’affaire de Dr Didier Anago. Elle a eu pour thème : « Importance du numérique dans l’amélioration de la qualité de la formation dans les enseignements primaire et secondaire général ».
Après ces communications ponctuées de débats, les participants ont été rassemblés dans cinq groupes de travail de 28 membres, en moyenne, pour approfondir les discussions. Le premier groupe s’est penché sur les questions de « Qualité de la formation initiale et continue des formateurs et des enseignants ». Le deuxième a réfléchi sur la « Qualité de l’encadrement et du contrôle des formations ». Il s’est agi pour les membres du 3e groupe de jeter un regard critique et de réfléchir à la « Qualité des programmes de formation des apprenants ». Sur la même lancée, la « Qualité et l’accessibilité des supports didactiques et pédagogiques » a été l’affaire du quatrième groupe. Le cinquième groupe s’est appesanti sur la « Gouvernance administrative, financière et pédagogique des établissements d’enseignement et de formation d’enseignants et du personnel d’encadrement / Dispositif de mise en œuvre, de suivi et d’évaluation ».

Des recommandations pour un nouveau départ

Aux termes des échanges, douze recommandations ont été formulées. Il s’agit, entre autres, de : élaborer un plan de communication pour la réforme ; assurer l’arrimage des documents de stratégie en cours d’élaboration dans les sous-secteurs des enseignements primaire et secondaire général avec le cadre de référence de la réforme ; renforcer l’implication des acteurs du privé et le partenariat public-privé dans la conduite des activités relatives à la réforme ; élaborer le cadre juridique d’intégration du numérique dans le système éducatif en lien avec la loi 2020-35 du 6 janvier 2020 modifiant la loi 2017-20 du 20 avril 2018 portant code du numérique en République du Bénin et la stratégie nationale de sécurité numérique ; adoptez le Socle Commun de Compétences, de Connaissances et de Culture (S4C) qui servira à l’élaboration de référentiels de compétences pour l’élaboration des curricula à tous les niveaux d’enseignement ; veiller à la prise en compte des apprenants à besoins spécifiques dans l’élaboration des supports didactiques et pédagogiques ; accompagner la révision de la loi d’orientation, notamment dans la définition du profil de sortie de l’apprenant et les limites de l’éducation de base ; envisager à court terme l’institutionnalisation d’une coordination des structures de gouvernance au niveau déconcentré et décentralisé.
Tout en saluant la qualité du travail abattu, Eléonore Yayi Ladékan, ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique, s’exprimant au nom de ses collègues, a rassuré les participants que les décisions idoines seront prises pour l’implémentation de la réforme.

Adjéi KPONON

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