Rentrée académique 2023-2024 à l’UAC : Sous le sceau de la résolution des problèmes de la société

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«La rentrée solennelle académique 2023-2024 intervient dans un contexte où tous les universitaires sont interpellés en leur capacité ou non à apporter des solutions concrètes aux défis de développement auxquels sont confrontés aussi bien les autorités politiques que les humbles citoyens. En me dégageant de toute intention de banaliser ces interpellations, j’aimerais rassurer l’opinion nationale et internationale que l’UAC ne faillira pas à sa mission première, celle de panthéon dynamique d’élaboration et de diffusion du savoir. A charge aux gouvernants de mobiliser les ressources nécessaires à l’application concrète à grande échelle de ces savoirs fondamentaux finement mis aux points dans nos unités de recherche et laboratoires. » C’est sur ces mots que le professeur Félicien Avlessi, recteur de l’Université d’Abomey-Calavi (UAC), a officiellement lancé l’année académique 2023-2024, après la procession solennelle qui a rassemblé les enseignants vêtus de leurs toges universitaires. C’était à l’occasion de la cérémonie de rentrée académique solennelle qui a eu lieu le mercredi 15 novembre 2023 dans l’amphi Idriss Déby Itno.
Face à lui, les acteurs de la communauté universitaire ont exprimé leurs doléances et vœux pour l’UAC dans leurs diverses allocutions. « Nous voici donc dans une université d’Abomey-Calavi qui manque de tout. Et où l’acquisition d’un simple matériel pédagogique peut prendre un, deux, trois ans voire plus, au nom du principe d’achat groupé », a dénoncé le docteur Gabin Tchaou, représentant des enseignants de l’UAC. Tout en reconnaissant que la résolution des divers problèmes qui se posent ne dépend pas uniquement de la seule volonté de l’équipe rectorale, les représentants des enseignants, du personnel administratif, technique et de soutien puis des étudiants ont fait cas de plusieurs préoccupations. Il s’agit de l’insuffisance des enseignants, le malaise au sein de la communauté universitaire pour diverses raisons, le manque d’assurance maladie du personnel administratif, technique et de service, le retard de la revalorisation des salaires du personnel administratif, la culture du secret autour des PTA, la réduction des coûts des activités pourtant budgétisées, les conditions difficiles d’apprentissage, le non-équipement des laboratoires, le manque de salles de cours, la difficile mise en œuvre du système LMD, les vacataires de l’université qui n’ont pas de formation pédagogique, l’arrêt de la décoration des enseignants devenus professeurs titulaires, le non paiement des heures supplémentaires, le non reclassement des enseignants inscrits sur les listes d’aptitude du CAMES, l’insuffisance de bureau pour les enseignants en activité, l’absence de salles numériques dans les établissements, la faible connectivité Internet sur le campus, l’insécurité et les vols répétés sur le campus, les disparités entre les différentes primes et salaires, la relecture du décret portant attribution des allocations universitaires, etc.
Haute en couleurs, la cérémonie a été marquée par la remise d’attestations à des enseignants et membres du personnel administratif qui ont fait valoir leur droit à la retraite.

Une université à la recherche de solution aux défis de la société

Toujours dans la dynamique de l’université d’apporter des solutions aux problèmes de la société, la conférence inaugurale a porté sur le thème : « Matériaux composites au service du développement des infrastructures au Bénin ». Elle a été présentée par le professeur Mohamed Gibigayé, directeur de l’Ecole Doctorale des Sciences de l’Ingénieur de l’UAC. Dans sa présentation, il a notamment exposé les défis liés à l’usage des matériaux conventionnels. « Dans les années 2000 à 2005, un kilomètre de route revêtu, 7 mètres de large, 1m50 d’accotement, ce que nous appelons trottoir, nous coûtait 200 millions le kilomètre. Aujourd’hui, du fait des coûts de transport, cette même route nous coûte plus de 500 millions. C’est pour la route la moins chère », informe le communicateur. Après plus de trente minutes de présentation, il a finalement conclu que « la solution aux matériaux conventionnels ce sont les composites que nous devons mettre au point en utilisant au maximum possible, les matériaux de proximité ».

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Adjéi KPONON

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