Retour au supplice !

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On demeure plus pensif sous l’effet des premières pluies. A Cotonou comme dans bien d’autres localités du pays, les pluies diluviennes offrent un spectacle dégoûtant avec son cortège de maladies. A Akpakpa, Vossa comme à Agla, les populations déjà fragiles en raison de la récession économique doivent se débattre pour sortir les pieds des eaux souillées de l’inondation qui vont s’installer très bientôt. La saison s’y prête. A divers endroits, le constat s’en va être amer. On va renouer avec l’irréversible pratique du délogement forcé pour se mettre à l’abri des affres de l’inondation. Les moins pourvus, doivent s’accoutumer avec les eaux polluées. Ustensiles de cuisine, fauteuil et appareils électroménagers seront carrément relevés pour éviter le comble. Cette scène peu ordinaire qui toise la conscience des autorités municipales et étatiques pourrait hélas se compliquer avec les prochaines pluies. Les projections ne sont très bonnes. On évoque une forte submersion dans les quartiers traditionnels de Cotonou réputés zone inondables. Les maladies diarrhéiques ne vont pas se soustraire à ce cauchemar, de retour. Et pourtant, la politique des 3CI est en marche dans la capitale économique, a-t-on dit. Le fameux Cotonou en Campagne Contre l’Inondation pompeusement vanté par les Soglo a laissé sur le carreau bon nombre de Cotonois. Les efforts déployés par la municipalité pour sortir de l’eau les attristés de Vossa, Akpakpa, Agla et consorts semblent ne pas porter leur fruit. En revanche, ils leur ont créé plus d’ennuis qu’ils n’en ont résolus. Du côté du pouvoir central et des acteurs politiques, on a montré toute incapacité à offrir la panacée. Les cris de détresse des sinistrés achoppent au mutisme des décideurs qui semblent être autrement préoccupés. Les enjeux politiques s’imposent à eux et les élections municipales, communales et locales de 2013 se profilent à l’horizon. La guerre autour de la Liste Electorale Permanent Informatisée (LEPI), la bataille autour de la révision de la Constitution, la polémique latente entre opérateurs économiques pour le dénouement des élections consulaires à la CCIB, la crise du football avec le report incessant des élections à la FBF, la controverse autour de la nomination du nouveau directeur du Festival International de Théâtre du Bénin…, voilà entre autres ce qui intéresse pour l’heure et non « l’hurlement feutré justifié » des populations qui doivent apprendre à garder leur mal en patience. Taisez-vous ! Nous n’avons pas votre temps, nous faisons d’abord de la politique politicienne !

Serge-David ZOUEME

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