Session annuelle du Groupe Local Education : La note d’analyse sectorielle validée sous réserve

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La salle de conférence du Secrétariat Technique Permanent du Plan Décennal de Développement du Secteur de l’Education (STP-PDDESE) a accueilli le mercredi 11 janvier 2017, la première session annuelle du Groupe Local Education. Réunis autour de Salimane Karimou, ministre en charge de l’enseignement primaire, les cadres des différents ministères de l’éducation et les Partenaires Techniques et Financiers ont répondu présents à l’appel.

C’est en des termes francs et directs que Salimane Karimou, Ministre des Enseignements Maternel et Primaire (MEMP) et chef de file des ministres en charge de l’éducation, s’est adressé à la pléthore de cadres des ministères en charge de l’éducation et des Partenaires Techniques et Financiers qui ont pris part à cette rencontre. En sa qualité de président du Groupe Local Education, il a fait le point des démarches qui ont abouti à la redynamisation du processus d’élaboration du PDDSE post 2015, notamment de la conception de la note d’analyse sectorielle. Selon Salimane Karimou, cette présente rencontre « va permettre d’amender et d’adopter le document diagnostic du secteur de l’éducation », avant qu’il ne soit transmis au gouvernement. Pour Sévérine Donnet-Descartes, représentante résidente de la Coopération Suisse, cette rencontre est l’occasion pour les membres du Groupe Local Education de voir les synthèses tirées des travaux des différentes sessions et de pouvoir apporter des contributions pour son amélioration. Au top donné par Abdel Rahamane Baba-Moussa, Secrétaire Technique Permanent du PDDSE, chaque groupe a planché pour présenter les conclusions de ses travaux.

De la restitution des travaux de groupes …

A pas de charge, cinq communications ont été présentées par les rapporteurs de groupe. De la première communication qui a porté sur le diagnostic du secteur de l’éducation et de la formation, on peut retenir que de nombreux problèmes existent à tous les niveaux. Les solutions apportées pour juguler ces difficultés peinent aussi à donner des résultats. « Analyse globale des scolarisations, de l’éducation non formelle et de l’équité », telle a été la thématique des sessions du second groupe. A ce niveau, les diverses statistiques ont montré que le taux d’abandon est exponentiel. C’est le cas par exemple de la classe de CM2 où le décrochage scolaire touche 66% des élèves sur 82% qui entrent à l’école. Les travaux du groupe 3 ont porté sur le coût et le financement de l’éducation. Les statistiques de cette équipe ont mis en lumière d’abord qu’il y a eu une nette augmentation des dépenses allouées à l’éducation. Deuxième constat, le budget est orienté à 94% vers des dépenses courantes telles que le fonctionnement et les salaires. Enfin, un constat alarmant, c’est que le Bénin investit beaucoup en matière d’éducation mais on ne voit pas les résultats, ce qui est aussi l’une des observations du premier groupe. Taux, ratios, indicateurs et autres instruments de mesure. Bref, l’arsenal du jargon technique est revenu au groupe 4 dont la sagacité des réflexions a porté sur la « qualité, gestion, efficacité interne et efficacité externe du système éducatif béninois ». Ici, le point a été fait sur la répartition des élèves, des enseignants, des ressources financières et matérielles. L’équipe a aussi constaté que l’Etat dépense plus qu’il n’en faut en moyenne. La « Gouvernance du secteur éducatif » a été l’affaire du dernier groupe. Avec le STP-PDDSE à sa tête, cette équipe a fait le tour des différentes structures qui ont une part de responsabilité dans la gestion de l’éducation au Bénin à quelque niveau qu’elles soient. De ces travaux, le groupe fait le constat qu’il y a un manque de synergie entre ces différentes structures. Après près d’une heure de communication, la parole est revenue aux participants qui ont posé diverses questions d’éclaircissements et ont apporté des contributions. La parole est ensuite revenue aux rapporteurs qui ont apporté des réponses aux diverses préoccupations avant que le MEMP ne s’adresse à l’assemblée. Salimane Karimou n’est pas allé du dos de la cuillère en reconnaissant qu’il est temps que nous « prenions les problèmes tels qu’ils se posent à nous un à un et entendons-nous là-dessus ». Par ailleurs, il a aussi précisé qu’il y a un travail de cohérence à faire entre les différents travaux de groupe. Après tous les satisfécits qui ont été décernés à l’ensemble des équipes pour la qualité du travail abattu, la note d’analyse sectorielle qui fait le diagnostic du système éducatif béninois a été validée sous réserve que les diverses contributions et observations y soient ajoutées.

Adjéi KPONON & Edouard KATCHIKPE

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