Une pause pour saluer Sinsin !

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Il a été reconnu et primé « Meilleur Manager de l’Année » depuis Oxford, dans le domaine de l’éducation. Une reconnaissance qui vient visiblement couronner tous les efforts de cet agronome qui porte depuis longtemps le lourd fardeau de la formation des cadres du futur. Grâce à son engagement et à sa détermination, il positionne l’UAC sur l’échiquier international avec une si grande dignité, une si remarquable dextérité qu’il m’a semblé nécessaire de marquer une pause pour saluer le développeur, l’éducateur et surtout le manager. Oui, Salut professeur et que votre modèle inspire le Bénin dans les divers domaines de la vie sociale, économique et politique. L’UAC s’élève, dans un champ de constellations, encore et encore et le mérite de cette ascension revient à une équipe de professionnels, patriotes convaincus et non proclamés, ayant pris pour unique boussole, la quête de l’excellence. De grande grandeur et de belle beauté, nous avons célébré à quelques mois de distance, la distinction de l’UAC dans la capitale française, Paris, une féérie qui ravive les nombreux souvenirs d’antan du quartier latin d’Afrique. Aujourd’hui encore l’UAC est auréolée du trophée de la « Meilleure Université Régionale Francophone », une distinction organisée à Oxford en Grande Bretagne par la fondation Europe Business Assembly en partenariat avec le Club des Recteurs d’Europe. S’il est vrai que la plus grande richesse de ce petit pays de l’Afrique subsaharienne reste le capital humain, il n’en demeure pas moins que la capacité de nuisance de ses hommes au développement a fait ses preuves. J’ai noté avec satisfaction que beaucoup d’intellectuels sont revenus ces derniers temps sur l’authentique déclaration du célèbre Emmanuel MOUNIER à propos du Bénin : « le Dahomey est le quartier latin de l’Afrique. Mais cet intellectualisme fait de méchanceté et de mesquinerie est de nature à retarder le développement du pays ». C’est pour cela que nous avons l’impérieux devoir de ne pas être que des lurons trublions, contents le matin et grincheux le soir ! Le Bénin de l’excellence dont l’UAC nous montre la voie, doit se défaire de ce monde des ventripotents, de gens vastement repus et assurément bedonnants, hissés au faîte de la République bananière, et sabrant à loisir les Champagnes de luxe, les vins de classe, attendant bêtement le citoyen français ou américain qui viendra construire notre pays, le Bénin ! Ce Bénin de l’excellence appelle une rupture avec les égoïnes, les rengaines et les cordes vieilles et non les vieilles cordes qui sont, elles, faites d’expériences et de savoir-faire. N’est-ce pas ce type d’homme nouveau orienté vers l’excellence et la quête de la vertu que l’homme d’Etat Pascal Irénée KOUPAKI, fort de son parcours, propose aujourd’hui au Bénin à travers le livre bleu. Il nous faut un sursaut collectif, a-t-il déclaré, pour remettre le Bénin debout ! « Notre conscience éthique pose problème. Notre conscience civique est instable. Notre conscience républicaine n’est pas perceptible. Notre conscience des exigences de la production est fluctuante. Notre conscience du développement économique et social m’écœure. Notre conscience de l’effort et de l’informel m’attriste », voilà un diagnostic, même s’il ne dédouane pas son auteur, pose quand-même la problématique d’une nouvelle conscience. Nous devons donc cesser d’être des meutes de brutes, des rigolards désœuvrés et pervertis pour nous mettre résolument au travail afin de devenir de véritables succédanés de ces aînés qui font honneur à la Patrie ! Loin de nous donc ce campus universitaire d’Abomey-calavi qui s’était fait lieu et place pour batailles rangées entre étudiants en désordre et forces dites de l’ordre ! Cette métempsychose du lieu de science que constitue l’Université en lieu de fientes où psychopathes enragés et étudiants de carrière se donnaient la main pour se réjouir sans modération des casses consciemment orchestrées à l’occasion des grèves perlées assorties de violents mouvements qui ont longtemps terni l’image de ce haut lieu de savoir. Qu’elle aille donc cette métempsychose, bien loin de nos yeux, jadis, alourdis de larmes, plongés dans la consternation et que vive l’UAC des trophées, l’UAC de l’Excellence et surtout que sans relâche, les réformes continuent envers et contre tout pour le meilleur de ce haut lieu du savoir.

Ulrich Vital AHOTONDJI

Célébration de l’excellence et reconnaissance de mérite dans les Universités : L’UAC sacrée Meilleure Université Régionale Francophone
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Patrimoine documentaire en Afrique francophone : Trois jours de renforcement de capacités pour les archivistes africains
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